Violente attaque entre Mamadou Mota et Cabral Libii,

CABRAL LIBII MAMADOU MOTA Image illustrative

Thu, 27 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

Les relations entre le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) et le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se tendent davantage. Après une nouvelle charge de Mamadou Mota contre Cabral Libii, le président du PCRN a choisi de répondre sans citer directement son adversaire, dénonçant une « double persécution » visant sa formation politique.

Mamadou Mota ironise sur un rapprochement avec Dieunedort Kamdem

À l'origine de cette nouvelle passe d'armes figure une publication Facebook dans laquelle Mamadou Mota, premier vice-président du MRC, raille un rapprochement supposé entre Cabral Libii et le pasteur Dieunedort Kamdem, fondateur de la prétendue « Cathédrale de la Foi » à Yaoundé, condamné pour escroquerie et détournement de fonds.

Le dirigeant du MRC n'y va pas de main morte : « Cabral, dans un élan de maestria politique qui confine au génie de l'opportunisme, a donc choisi de lier son destin et ses ambitions à un authentique "Général de Dieu" en la personne de Dieunedort Kamdem », écrit-il. Il dénonce une alliance fondée sur des intérêts communs : « En adoubant ce marchand de miracles, le président du PCRN ne fait pas de la stratégie républicaine, il sécurise simplement une clientèle crédule auprès de son jumeau de tiroir-caisse. »

Cabral Libii refuse la polémique

Face à cette attaque, Cabral Libii a opté pour une réponse plus institutionnelle que personnelle. Dans une publication sur ses réseaux sociaux, il demande aux responsables et militants du PCRN de ne pas répondre aux provocations individuelles, et de n'intervenir que lorsque les idées ou le programme de leur parti sont « contrefaits » ou « dénaturés ».

« Nous sommes engagés dans la conquête de la majorité des suffrages du peuple », écrit-il, expliquant qu'il refuse de « s'aligner sur les basses querelles ».

Cabral Libii estime que son parti fait désormais face à des attaques provenant de deux fronts distincts. Selon lui, le PCRN est victime d'une « double persécution » : celle du régime en place, mais également celle de « certains concurrents de l'opposition ».

Cette formule traduit le climat de méfiance qui s'est progressivement installé entre le PCRN et le MRC, deux formations qui, malgré leur appartenance à l'opposition, affichent depuis plusieurs années des divergences de plus en plus marquées sur les stratégies politiques et les alliances à construire.

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