Ils doivent désormais être tous affichés
Une vaste opération de lutte contre la corruption au sein de la justice camerounaise est exigée à partir d’accusations publiques formulées par l’homme d’affaires Olivier Happy contre plusieurs magistrats et, indirectement, contre Laurent Esso. Ces responsables ont exigé ou perçu d’importantes sommes d’argent dans le cadre de procédures judiciaires. Ces accusations doivent donner lieu à des vérifications et à des enquêtes afin d’identifier d’éventuels faits de corruption et de renforcer la confiance dans l’institution judiciaire.
Il y a quelques jours, dans une longue interview que Jean Bruno TAGNE a accordé à Olivier HAPPY, à visage découvert, l'invité a mis sur la place publique les noms des magistrats à qui il aurait été obligé de verser d'importantes sommes d'argent pour tenter de sauver son investissement et sa liberté.
Le Procureur Général du Centre, Jean Fils Kleber Ntamack, est présenté par l'homme d'affaire Olivier Happy comme le pivot de la mafia judiciaire qui trône sur les tribunaux de Yaoundé.
Ce magistrat dont le rôle reste à établir le vol du bébé de Vanessa Tchatchou, en 2011, l'assassinat de Mgr Marie Benoît Balla.... est, selon Olivier Happy, le "démarcheur", le "rabatteur" de Laurent Esso, le ministre d'Etat, de la Justice, Garde des Sceaux pour l'extorsion une somme de 1 milliard de francs CFA.
Madame Cunégonde Christine Mekoulou (épouse Ngoty), présidente de la cour d'appel du Centre est, selon l'homme d'affaire, une magistrats-commerçante qui lui aurait extorqué la rondelette somme de 30 millions de francs CFA.
Le Procureur Yves Florent Ntyam du tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif, serait lui aussi un" procureur vereux", corrompu qui aurait lui aussi arraché des millions à Olivier Happy.
D'autres magistrats, tel le très célèbre juge Bernard Clovis Choup Saah, du tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif, ont "braqué" 5 millions chacun.
Lorsqu'on rappelle qu'Olivier Happy a déclaré que les magistrats qu'il accuse publiquement auraient été placés sur écoute, on peut donc légitimement penser que des services de l'Etat tiendraient des preuves de la corruption alléguée des dits magistrats. Mais également d'une probable implication deu ministre de la Justice Laurent Esso.
Cette dénonciation à visage découvert est inédite. Elle offre une occasion unique pour le peuple camerounais d'exposer, enfin, tous ces magistrats corrompus qui bloquent notre démocratie, pénalisent les investissements et font commerce des libertés.
Ils doivent désormais être tous affichés.
Tout justiciable qui détiendrait des preuves, de quelque nature que ce soit, est invité à nous les envoyer sur notre plateforme pour publication, après vérifications d'usage.
Ensemble construisons une nouvelle démocratie au Cameroun. Ceci commence par le nettoyage dans les rangs de la magistrature.
Le TGV de l'info