La mutation du lieutenant-colonel Cerlin Belinga, ex-commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Yaoundé, ne serait pas une simple affectation. Selon une analyse publiée sur les réseaux sociaux, le magistrat militaire paierait le prix de son indépendance et de son courage dans l'affaire Martinez Zogo. « Le clan Ferdinand Ngoh Ngoh n'a certainement pas trouvé de bon goût ce voyeurisme humiliant et déshonorant », écrit l'auteur du texte, qui compare cette « sentence » à sa propre révocation de la police en 2006.
Ma lecture sur la mutation du lieutenant colonel Belinga Cerlin !
Ne tournons pas autour du pot et disons -Nous les vérités sans démagogie.
Le commissaire du gouvernement près du Tribunal militaire de Yaoundé le lieutenant colonel Belinga Cerlin l'une des clés de voûte de l'épineuse et très politisée affaire Martinez Zogo, a été limogé subtilement contrairement à ce que certains esprits naïfs tentent de faire avaler à l'opinion qu'il a eu une promotion.
Tout comme le Juge Sikati 2 , ce magistrat paye le prix de son indépendance et courage. Lors des dernières audiences au tribunal militaire de Yaoundé, ce Magistrat militaire nous a démontré preuve à l'appui que Ferdinand Ngoh Ngoh, son épouse, Oswald Baboke, Modeste Mopa, Judith Yah Sunday Épouse Achidi, pistes jusque là inexplorées, avaient été aussi bien en lien avec Martinez Zogo pour certains, et pour d'autres avaient pu poser des actes en lien avec cette affaire et pourraient intéresser la Justice pour la manifestation de la vérité !
C'est lui le fameux commissaire du gouvernement, qui a mis à mal et exposé l'incompétence de l'enquêteur en chef lors de la procédure préliminaire le colonel Ottoulou, lors de la cross examination de cet officier supérieur comme 33 ieme témoin ! Le colonel Ottoulou a transpiré et perdu de son latin au point de donner l'impression d'avoir été frappé d'amnésie. Le colonel Ottoulou s'est montré fébrile, vulnérable et complètement à la ramasse avec des réponses incohérentes, évasives et lunaires qui ont suscité l'hilarité auprès du public présent, face au contre interrogatoire du commissaire du gouvernement et des avocats de la défense .
Qui ne se souvient pas de la diffusion sur écran géant dans la salle d'audience du tribunal militaire de Yaoundé, des échanges sulfureux et salaces entre Ferdinand Ngoh Ngoh et Martinez Zogo d'une part , et d'autres parts entre Martinez Zogo et l'épouse de Ferdinand Ngoh Ngoh Mme Céline Ngoh Ngoh ! Le public s'en est donné à cœur joie et l'opinion publique a découvert une épouse a l'image flétrie qui traîne désormais la réputation de vestale aux feux éteints !
Le clan Ferdinand Ngoh Ngoh n'a certainement pas trouvé de bon goût ce voyeurisme humiliant et déshonorant, et a décidé par baroud d'honneur de se payer la tête de ce Magistrat impétueux qui a exposé leur visage sombre et hideux aux yeux du monde entier !
La sentence est tombée en pleine audience au tribunal militaire de Yaoundé, comme un couperet un peu comme ma révocation du corps des commissaires de la police alors que j'étais commissaire central à Bamenda en 2006 et un vendredi soir . Le lieutenant colonel Belinga Cerlin a été humilié en pleine audience avec une suspension de celle -ci pour près d'une heure afin de lui permettre d'encaisser le coup .
Je me souviens que j'étais en plein rassemblement avec ma troupe un vendredi soir comme commissaire central à Bamenda, en train de donner les dernières consignes du week-end à mes Hommes. C'est alors que mon chauffeur et garde du corps l'inspecteur Eloundou ainsi que ma secrétaire ma cousine l'inspecteur Messina sont venus me souffler : " Patron nous sommes humiliés vous venez d'être révoqué de la police en plein Journal de 17h ".
J'ai passé le commandement à mon adjoint et me suis enfermé et isolé tout de suite dans mon bureau en compagnie de mon garde du corps et ma secrétaire, afin de passer des coups de fil et recevoir des appels des collègues, de ma famille, du gouverneur Koumpa Issa, du préfet de la Mezam feu Marcelin Njaga, des amis, du chef d'antenne DGRE , du procureur de Bamenda mon ami Moussa , des frères d'armes co-legion et officiers de l'armée en service à Bamenda.
Mon épouse a subi les railleries des badauds de son quartier à Ekounou qui lui disaient on va encore voir avec qui tu vas te vanter ! Ma mère a subi les quolibets de certaines de ses cousines à Ebebda qui dansaient en secouant les fesses et en chantant parle encore ! Ma pauvre famille !
Ma cousine et secrétaire ainsi que mon chauffeur et garde du corps mes derniers fidèles , m'ont escorté jusqu'à Bafoussam . J'ai regagné mon village maternel à Ebebda étroitement surveillé par les agents spéciaux de la DST avant de regagner mon domicile à Ngousso chapelle , où m'attendait toute la famille en larme ! Un vrai scénario catastrophe ! Je ne souhaite à personne de vivre ça ! Dieu et les ancêtres sont Grands !
Heureusement le magistrat militaire Cerlin Belinga lui n'a été que muter pour le moment !
Ainsi va le Cameroun !
Un jour un jour quelqu'un va payer pour tout ce mal fait aux autres !
Courage mon lieutenant colonel Cerlin Belinga !
Tu es un officier courageux et brave ! Le sang de Martinez Zogo les hante !
La vraie prison d'un humain c'est sa conscience. Les vrais commanditaires de cet assassinat ne dorment pas la nuit je te rassure mon lieutenant colonel. Toi et moi dormons la conscience tranquille ! Leurs nuits sont des cauchemars bro ! Tu as refusé de vendre ton âme et ta conscience au diable et sois-en fier !
Qui vivra verra !
Zigliment vôtre