Dépôt d'ordures au bord d'une rue fréquentée de Yaoundé malgré les contrats publics consacrés à la c
Le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, a inspecté plusieurs quartiers de Yaoundé le 1er septembre 2026. Les autorités annoncent une amende de 25 000 FCFA contre toute personne surprise en train de déposer des ordures sur la voie publique. La fermeté administrative répond à une situation devenue chronique dans plusieurs secteurs de la capitale.
Malgré des contrats évalués à 61,8 milliards de FCFA, les dépôts sauvages persistent. Le problème ne relève pas uniquement du comportement des ménages. Il concerne également la régularité de la collecte, le nombre de bacs disponibles, l'entretien des véhicules, le paiement des opérateurs et la coordination entre l'État, la communauté urbaine et les communes.
Plus d'un an après les États généraux des déchets organisés en mai 2025, plusieurs réformes structurelles restent inachevées. Le mécanisme destiné à sécuriser le financement de la collecte n'est pas encore pleinement opérationnel, tandis que des arriérés continuent de peser sur les prestataires. Les sanctions peuvent décourager certains comportements, mais elles ne remplaceront pas un service prévisible et accessible.
La prochaine étape devrait être la publication des zones couvertes, des calendriers de passage, des montants payés et des obligations de chaque opérateur. Un habitant doit savoir quand ses déchets seront enlevés et où les déposer légalement. La propreté de Yaoundé dépend de la responsabilité des citoyens, mais aussi de la performance vérifiable des contrats publics.