JE SUIS OFFICIER DE L’ARMÉE CAMEROUNAISE, PAS UN TRAÎTRE ! » : ALIOUM SIDI RÉPOND À SAMUEL ETO’O ET LUI DEMANDE DES PREUVES.
L'homme Politique Français CHARLES PASQUA de regretté mémoire disait:
《Quand on est emmerdé par une affaire, il faut créer une affaire dans l'affaire, et si nécessaire, créer une autre affaire dans l'affaire de l'affaire sur l'affaire de l'affaire dans l'affaire de l'affaire, jusqu'à ce que personne n'y comprenne plus rien…》Emmerdé devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) par L'Association Camerounaise des Arbitres dirigée par ALIOUM SIDI, Samuel Eto’o n'a rien trouvé de mieux que de créer une affaire dans l'affaire de l'affaire sur l'affaire de l'affaire dans l'affaire devant le TAS.
Par conséquent, il y a des lignes rouges qu’un responsable public ne devrait jamais franchir à la légère.
Et lorsqu’une accusation touche simultanément l’honneur d’un homme, son patriotisme, son intégrité professionnelle et son engagement au service de la Nation, elle ne peut plus être traitée comme une simple phrase lancée au détour d’une sortie médiatique. Samuel Eto'o, Futur Ex-président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot), a lancé une accusation publique et grave contre Alioum SIDI, ancien arbitre international et officier de l'Armée camerounaise, le 2 septembre 2026. Il l'a accusé d'avoir tenté d'influencer des matchs du Cameroun en faveur d'autres nations, notamment l'Afrique du Sud, lors de compétitions récentes. Cette accusation a provoqué une véritable onde de choc dans le football camerounais.
Alioum SIDI a réagi le 3 septembre 2026 par un communiqué officiel et formel. Il a rejeté catégoriquement toutes les accusations, rappelant son prestigieux palmarès international : il a été désigné par la FIFA et la CAF pour arbitrer 6 Coupes du Monde et 9 Coupes d'Afrique des Nations, ainsi que des centaines de rencontres de compétitions africaines interclubs, dont deux finales de Ligue des Champions africaine. Il a demandé solennellement à Eto'o de préciser les faits et de produire les éléments objectifs sur lesquels reposent ses accusations. À défaut, Alioum SIDI a annoncé son intention de recourir aux voies de droit et de saisir les instances compétentes.
Cependant, derrière cette accusation spectaculaire se cache une réalité bien plus sombre : celle des scandales réels de Samuel Eto'o. Depuis son arrivée à la tête de la Fécafoot, Eto'o accumule les malversations documentées. Il a détourné environ 700 millions de francs CFA provenant des matchs amicaux Russie-Cameroun et Mexique-Cameroun, argent qui a été versé sur un compte personnel domicilié à la Nation Bank of Qatar à Doha. Il a également signé un contrat personnel d'ambassadeur avec 1XBET, une plateforme de paris sportifs, acte qui aurait dû entraîner sa suspension de dix ans selon la réglementation FIFA. Malgré ces scandales documentés, la FIFA a gardé le silence, fermant les yeux par complicité. De plus, Eto'o a été suspendu deux fois par la Commission de Discipline de la FIFA : d'abord pour six mois en 2024 pour mauvaise conduite, puis pour quatre matchs en janvier 2026 suite à son comportement lors du match Maroc-Cameroun en Coupe d'Afrique des Nations, accompagné d'une amende de 20 000 dollars américains.
L'accusation contre Alioum SIDI révèle une stratégie claire : détourner l'attention de ses propres crimes en créant une polémique autant que possible bruyante autour d'un homme respecté. C'est une tactique typique de celui qui n'a rien d'autre à défendre. Eto'o espère que la tempête médiatique lui permettra de faire oublier ses malversations avérées.
Or, l'accusation contre Alioum SIDI ne tient pas logiquement. Un ancien arbitre international reconnu par la FIFA et la Confederation of African Football (CAF) ne peut pas être compromis sans preuve documentée. De plus, un officier de l'Armée camerounaise occupant des responsabilités internationales de cette envergure ne peut par définition agir contre les intérêts de son propre pays. C'est un contresens absolu. Eto'o ne peut pas fournir de faits précis, de dates, de lieux ou de preuves tangibles, car il n'en existe aucune. Son accusation relève du mensonge pur.
Ce qui complique encore l'affaire, c'est le contexte politique. L'Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF), dont Alioum SIDI est président, est engagée dans un contentieux contre la Fécafoot devant le Tribunal Arbitral du Sport. Cette attaque personnelle intervient donc au moment où Eto'o se trouve contesté en justice. C'est une tentative de discrédit et d'intimidation classique.
Les conséquences du comportement de Samuel Eto'o sur le Cameroun sont désastreuses. En cinq ans, il a systématiquement fermé les académies de football camerounaises, ces vitrines où éclosaient les futurs talents : la Njallah Quan Sport Academy, la Kadji Sport Académie de Lausanne à Yaoundé, le Stade de Bertoua, et New Star de Douala. Tous ont été suspendus pour des raisons de règlements de comptes personnels. Cette destruction de la base du football camerounais signifie qu'une génération entière de jeunes talents a été sacrifiée. Eto'o n'a pas créé une nouvelle génération de joueurs de classe mondiale. Au lieu de cela, il a volé l'argent fédéral, détruit les infrastructures de formation et pris des décisions contraires aux intérêts de la nation.
Le message qui émerge de cette crise est puissant. Alioum SIDI représente la dignité, l'intégrité, le service à la nation et une réputation internationale immaculée bâtie sur des décennies d'excellence professionnelle.
●Samuel Eto'o, de son côté, représente la corruption systématique, les malversations avérées, les mensonges et l'impunité totale. Quand un président de fédération attaque l'honneur d'un officier camerounais sans aucune preuve, uniquement pour détourner l'attention de ses propres scandales, cela révèle une impunité dangereuse et une absence totale d'État de droit.
Cette crise met au jour l'effondrement de la gouvernance à la tête de la Fécafoot et l'urgence de restaurer une gestion honnête et transparente du football camerounais. Tant que Eto'o restera en place, malgré ses scandales documentés, le football camerounais continuera à souffrir, et l'image internationale du pays en pâtira davantage.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Au sujet des propos tenus publiquement à l'encontre d'un ancien arbitre international et officier de l'Armée camerounaise par le Président de la Fédération Camerounaise de Football
Mon attention a été appelée par de nombreux acteurs du football sur une vidéo diffusée le 02 septembre 2026 sur les réseaux sociaux de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), dans laquelle le président de cette institution, M. Samuel ETO'O, évoque, dans ce qui s'apparente à une allocution, « un ancien arbitre, militaire de son état », auquel il reproche notamment d'avoir « essayé d'influencer le match Cameroun - Afrique du Sud au profit d'une autre Nation » et d'avoir « refait la même chose quand les Lionnes étaient en compétition lors de la dernière CAN ».
Même si mon nom n'est pas expressément cité, la description donnée ne laisse guère de doute sur la personne visée : ancien arbitre international, officier de l'Armée camerounaise ; je rappelle que je suis par ailleurs président de l'Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF).
Face à la gravité de tels propos, je me dois de réagir avec la plus grande fermeté, et avec le sens de la responsabilité que m'imposent mon parcours, mes fonctions et les valeurs auxquelles j'ai toujours été attaché.
Je rejette catégoriquement toute accusation, insinuation ou interprétation tendant à me présenter comme ayant cherché à influencer une rencontre internationale au bénéfice d'une autre nation, ou comme ayant agi contre les intérêts de mon propre pays.
De telles affirmations sont particulièrement graves. Elles mettent en cause non seulement mon honneur et ma réputation, mais également mon intégrité professionnelle, mon patriotisme et, indirectement, l'honneur attaché aux fonctions que j'ai exercées au sein du football camerounais et que j'exerce au sein des Forces de Défense et de Sécurité.
Je rappelle que ma carrière d'arbitre international a été construite sur les principes d'intégrité, d'impartialité et de respect des règles. J'ai eu l'honneur d'être désigné par la FIFA et la CAF pour officier lors de six (6) Coupes du Monde et neuf (9) Coupes d'Afrique des Nations, ainsi que lors de centaines de rencontres de compétitions africaines interclubs, dont deux finales de Ligue des champions africaine.
Ces responsabilités internationales ne sont pas compatibles avec les comportements qui me sont aujourd'hui implicitement imputés.
De même, en tant qu'officier de l'armée camerounaise, j'ai servi et continue de servir mon pays avec fidélité, loyauté et sens du devoir. Mon parcours sous le drapeau est placé sous le signe de l'honneur et du respect des institutions de la République.
Je ne saurais donc accepter qu'une insinuation, aussi grave soit-elle, puisse suffire à jeter le discrédit sur 20 ans de service au football et à la Nation.
Je relève, par ailleurs, que ces propos interviennent alors que l'Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF), que j'ai l'honneur de présider, est engagée dans un contentieux avec la FECAFOOT devant le Tribunal Arbitral du Sport. Cette circonstance, à mon sens, explique la perte de sang-froid du président de la FECAFOOT alors qu'il est attendu de lui davantage de retenue et de responsabilité.
Je ne souhaite cependant pas transformer ce communiqué en tribune de polémique personnelle. Le football camerounais mérite mieux que les invectives, les insinuations et les accusations non étayées.
C'est pourquoi je demande solennellement au président de la FECAFOOT de préciser clairement les faits auxquels il fait référence et de produire, s'il en dispose, les éléments objectifs sur lesquels reposent ses accusations.
À défaut, je me réserve le droit d'utiliser toutes les voies de droit et de saisir les instances compétentes afin que la vérité soit établie et que mon honneur, ma réputation et mon intégrité soient préservés.
Je n'ai jamais eu à rougir de mon parcours d'arbitre, ni de mon engagement au service de la Nation. Je n'entends pas davantage aujourd'hui laisser des accusations aussi graves être formulées sans être confrontées aux faits et à la preuve.
Fait à Yaoundé, le 3 septembre 2026
Ancien arbitre international
Président de l'Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF)
Officier de l'Armée Camerounaise