Un véritable coup de filet a été mené ce week-end à Yaoundé. Un réseau de trafic d'enfants, tenu par des femmes, a été démantelé au quartier Essos, révélant une scène d'horreur : près d'une trentaine d'enfants étaient séquestrés dans une maison, transformée en véritable prison dorée. La population, furieuse, a pris d'assaut le lieu et a libéré les enfants, tandis que les autorités ont interpellé deux gardiennes. Mais une question demeure : qui est derrière ce réseau macabre ?
C'est un véritable électrochoc qui secoue le Cameroun. Dans la nuit, la colère des habitants d'Essos a explosé lorsqu'ils ont découvert l'existence d'une maison abritant un réseau de trafic d'enfants. Selon les informations de Peupah Zouzoua, relayées sur les réseaux sociaux, près d'une trentaine d'enfants étaient retenus dans ce lieu, aménagé en plusieurs espaces sous terrains.
Une « crèche » pour enfants en attente de leur sort
À voir l'état des lieux, cette « cage » avait pris la forme d'une crèche où les enfants restaient en attendant que leur sort soit décidé. Lits avec de beaux draps, cuisine équipée, salle de jeux avec des jouets de qualité, de nombreuses palettes d'eau, placards remplis de vêtements… tout laisse croire que les petits anges étaient aux petits soins. Une mise en scène qui cache une réalité bien plus sombre.
Deux femmes interpellées, la population en colère
Les autorités ont capturé deux femmes, une maman et une jeune fille, du moins celles qui étaient sûrement chargées de garder ces enfants. La population d'Essos, elle, a pris les choses en main en cassant la maison avec rage, révélant l'ampleur du dispositif mis en place par ce réseau.
« Qui est donc derrière ce réseau ? Est-ce là que vont nos enfants kidnappés chaque jour ? », s'interroge un internaute, résumant l'émotion et l'inquiétude qui ont saisi la capitale.
Une enquête pour faire la lumière sur cette horreur
Ce démantèlement relance la question de la protection de l'enfance au Cameroun. Les enfants, vulnérables, sont souvent la cible de réseaux criminels qui exploitent leur fragilité. Les autorités ont promis de faire toute la lumière sur cette affaire.
« Que justice soit réellement faite et que les autorités mettent incessamment la lumière sur cette horreur », conclut Peupah Zouzoua, appelant à une réaction ferme de l'État. L'enquête, confiée à la Légion de gendarmerie du Centre, devra déterminer l'ampleur de ce réseau et identifier ses commanditaires.