Jeunes bénéficiaires réunis au stade de Bonangoh après leur stage de vacances à Nkongsamba II
La commune a consacré 30 millions de FCFA aux allocations de fin de stage. La prochaine question porte sur l’usage de cette somme et la continuité des compétences acquises.
À Nkongsamba II, les vacances se sont achevées par 2 bilans. Le premier concerne un stage aux métiers urbains suivi par 1 000 jeunes. Le second porte sur un championnat de vacances réunissant 16 clubs.
Chaque stagiaire a reçu 30 000 FCFA, soit une enveloppe globale de 30 millions. Les compétitions sportives ont distribué 6 millions de FCFA de récompenses. Le maire Patrice Samen présente ces initiatives comme une manière d’occuper utilement la jeunesse et de soutenir les familles.
Le versement individuel donne une dimension concrète à la formation. Pour certains bénéficiaires, la somme peut financer des fournitures ou un petit équipement. Elle reste toutefois insuffisante pour lancer durablement une activité sans accompagnement, accès à un espace de travail ou marché local.
La qualité du programme dépend également des métiers enseignés et du nombre d’heures réellement pratiquées. Une initiation produit de la curiosité. Une compétence professionnelle exige des exercices, une évaluation et parfois un apprentissage plus long auprès d’un artisan.
La commune pourrait publier un suivi à 6 mois, nombre de jeunes ayant poursuivi la pratique, trouvé un stage ou investi l’allocation dans un projet. Cette transparence distinguerait une opération de vacances d’une politique d’insertion. À Nkongsamba II, 1 000 jeunes ont reçu une impulsion. Reste à savoir combien pourront transformer cet élan en trajectoire.