URGENT : Les morgues saturées, l’hôpital Laquintinie publie des listes de corps abandonnés sur Facebook

Un Cadavre Image illustrative

Fri, 4 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Le communiqué est froid, administratif. Mais il révèle une réalité brutale : la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala, la plus grande structure hospitalière de la capitale économique, est pleine à craquer. Face à l’accumulation de corps « abandonnés, sous réquisition et de personnes privées de liberté », la direction a affiché les listes des défunts à l’entrée, à la morgue… et sur Facebook. Les familles ont 15 jours pour réclamer leurs morts. Passé ce délai, ce sera l’inhumation administrative, en fosse commune.

Derrière le mot poli « abandonné » se cache une réalité brutale. Garder un corps à la morgue coûte entre 5 000 et 15 000 FCFA par jour. Au bout de trois mois, la facture dépasse le million. Des familles entières, écrasées par la pauvreté, abandonnent leurs défunts parce qu’elles ne peuvent tout simplement pas payer.

Mais ce n’est pas seulement un problème social. La présence de corps « sous réquisition » et de « personnes privées de liberté » révèle un blocage de la chaîne Justice-Police-Hôpital. Les autopsies n’avancent pas, les enquêtes traînent, et c’est l’hôpital qui devient le cimetière de l’administration.

Laquintinie n’est malheureusement pas un cas isolé. Yaoundé, Bafoussam, Garoua… Tous les grands hôpitaux du pays lancent le même cri d’alarme. On enterre par vagues pour faire de la place. On ne gère plus la mort avec dignité. On la gère comme un problème d’espace.

Car derrière ce cri d’alarme, se pose une question fondamentale : quand un hôpital en est réduit à publier des listes de morts sur Facebook pour vider ses frigos, ce n’est plus un simple problème de morgue. C’est l’aveu d’un système de santé en surcapacité et en sous-financement, abandonné à lui-même.

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