L'humiliation fatale : Mathias Eric Owona Nguini est définitivement écarté

Mathias Eric Owona Nguini, Politologue Image illustrative

Sat, 5 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Antonio Ateba répond à Mathias Eric Owona Nguini : « Samuel Eto'o n'a peut-être pas votre doctorat, mais il a ce que votre cursus ne vous donnera jamais : la capacité d'agir ! »

La polémique enfle entre le monde académique et le football business. Le journaliste Antonio Ateba a répondu avec virulence aux critiques du professeur Mathias Eric Owona Nguini, vice-recteur de l'université de Garoua, qui estimait que Samuel Eto'o ne pouvait pas gérer la situation économique de la FECAFOOT sans avoir étudié l'économie politique et les politiques publiques. « Votre science livresque est inopérante si elle ne s'incarne pas dans le réel », lui rétorque Antonio Ateba, défendant le bilan du président de la FECAFOOT.

Dans une diatribe cinglante publiée sur les réseaux sociaux, Antonio Ateba oppose à l'intellectuel reconnu l'efficacité pragmatique de l'ancien footballeur. Il souligne notamment que Samuel Eto'o, en moins de quatre ans, a « redonné une solvabilité à la FECAFOOT en attirant des sponsors majeurs », « revalorisé les salaires des footballeurs locaux », « réhabilité le Centre Technique de la KSA » et « relancé la construction de stades de proximité ».

Antonio Ateba s'interroge par ailleurs sur le rôle du secrétariat général à la FECAFOOT, laissant entendre que les critiques du professeur Owona Nguini pourraient masquer des luttes de pouvoir au sein de l'institution.

« Entre le professeur qui pérore et le footballeur qui bâtit, le peuple a déjà choisi son camp », conclut le journaliste. Une réponse qui promet de faire couler encore beaucoup d'encre.

La réponse du journaliste Antonio Ateba à Mathias Eric Owona Nguini qui estime que Samuel Eto'o ne peut pas gérer la situation économique de la FECAFOOT sans avoir étudié l'économie politique et les politiques publiques.

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Monsieur Mathias Eric Owona Nguini,

C'est avec une consternation teintée de lassitude intellectuelle que nous avons lu votre diatribe pontifiante à l'endroit de Samuel Eto'o Fils. Votre sortie, péremptoire et condescendante, relève moins de l'analyse académique que du sophisme d'autorité.

Vous vous targuez de votre magistère universitaire, de votre statut de Vice-Recteur, de votre érudition en économie politique et en politiques publiques. Fort bien. Permettez alors une question simple, une question que le peuple camerounais, dans sa sagacité populaire, se pose en silence : quelle est votre vision pour le Cameroun qui a été concrétisée ? Où sont les paradigmes que vous avez opérationnalisés ? Où sont les politiques publiques que vous avez conceptualisées et qui ont transformé le quotidien d'un seul Camerounais ? En dehors des amphithéâtres et des plateaux de télévision où vous distillez une logorrhée verbeuse et tautologique, quelle est votre praxis ? Quelle infrastructure, quelle institution, quelle réforme porte l'empreinte indélébile de votre prétendue perspicacité ?

Vous fustigez Samuel Eto'o parce qu'il n'aurait jamais étudié l'économie politique. C'est un argument d'une pauvreté épistémologique abyssale. L'histoire de ce pays et du monde nous enseigne que ce ne sont pas les théoriciens sédentaires qui bâtissent, mais les hommes d'action animés par une téléologie pragmatique. Votre science livresque est inopérante si elle ne s'incarne pas dans le réel.

Samuel Eto'o n'a peut-être pas votre doctorat, mais il a ce que votre cursus universitaire ne pourra jamais vous octroyer : une légitimité charismatique, un capital symbolique international et surtout, une capacité d'agir.

De quoi parlons-nous concrètement ? Avant son avènement à la tête de la Fédération Camerounaise de Football, cette institution était une nébuleuse opaque, exsangue, en état de déliquescence avancée. En moins de quatre ans, et malgré une cabale politico-médiatique d'une rare virulence dont vous êtes aujourd'hui l'un des porte-voix les plus zélés, le bilan est factuel, comptable et donc irréfutable.

Il a redonné une solvabilité à la FECAFOOT en attirant des sponsors majeurs que vos théories n'ont jamais su convaincre. Il a revalorisé les salaires des footballeurs locaux, imposé un salaire minimum pour les championnats MTN Elite One et Two, donnant une dignité à des jeunes que le système universitaire que vous représentez a abandonnés. Il a réhabilité le Centre Technique de la KSA, il a relancé la construction de stades de proximité, il a assuré une meilleure prise en charge des sélections nationales. Il a osé là où vos pairs ont capitulé.

Vous parlez de vision et de sagacité de l'orientation. Mais la vision sans exécution n'est qu'hallucination, Monsieur le Professeur. La vôtre s'est-elle jamais matérialisée autrement que par des mémorandums poussiéreux et des joutes oratoires stériles ?

L'argent ne suffit pas, dites-vous. C'est vrai. Mais l'absence d'argent, combinée à l'absence de vision, est une catastrophe. C'est précisément ce que le football camerounais vivait avant Eto'o. Aujourd'hui, il y a des moyens financiers et il y a une orientation claire : professionnaliser, assainir, gagner.

Votre sortie est d'autant plus inique qu'elle confond volontairement la gestion d'une fédération sportive avec la macro-économie d'un État. La modernisation du football ne requiert pas un agrégé en économie politique, elle requiert du leadership, du réseau, de la rigueur managériale et de l'amour du jeu. Des qualités intrinsèques qu'Eto'o possède en surabondance.

En vous attaquant à lui avec cette morgue universitaire, vous ne rabaissez pas Samuel Eto'o. Vous exposez simplement le complexe de l'intellectuel organique déconnecté du terrain, qui, faute de pouvoir créer, se complaît dans la déconstruction systématique de ceux qui font.

Le Cameroun n'a pas besoin de donneurs de leçons péremptoires. Il a besoin de bâtisseurs. Et entre le professeur qui pérore et le footballeur qui bâtit, le peuple a déjà choisi son camp.

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Mon commentaire prof à quoi sert le secrétariat général à la FECAFOOT alors ?

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