Une expulsion mal vécue par la famille
La famille est actuellement bouleversée. Elle conteste son expulsion d’une maison saisie par la Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC). Et pourtant, les membres de cette famille ont versé environ 8 millions de francs CFA dans le cadre de cette affaire que décrit Bertolt sur sa page.
À Ndog-Bong, à Douala, une famille conteste la procédure devant conduire à son expulsion de sa maison familiale, située en face du lycée technique de Douala-Bassa. Au cœur du litige une ancienne dette garantie par le titre foncier du père de famille, aujourd’hui décédé et des remboursements que ses héritiers affirment avoir effectués auprès de la Société de recouvrement des créances du Cameroun.
Selon le récit de la famille, plusieurs années auparavant, leur père avait accepté de mettre son titre foncier en garantie d’une dette contractée par son ami, Gara Mbock, auprès de l’ancienne BICIC. Le débiteur n’ayant pas remboursé dans les délais, la créance aurait été transférée à la SRC, qui aurait ensuite saisi le bien et procédé à la mutation du titre foncier.
Les héritiers assurent cependant avoir entrepris des démarches pour apurer eux-mêmes cette dette, dont le montant initial aurait été d’environ 6,8 millions de francs CFA. Ils affirment avoir obtenu de l’ancien directeur général de la SRC, Emmanuel Etoundi, l’autorisation d’effectuer les remboursements. Plusieurs versements auraient alors été réalisés et seraient, selon la famille, documentés par des reçus. Depuis 2016, les sommes versées approcheraient au total 8 millions de francs.
Malgré ces paiements allégués, le contentieux s’est poursuivi devant différentes juridictions de Douala, notamment à Ndokoti puis à Bonanjo. La famille affirme qu’une décision rendue récemment a finalement donné gain de cause à la SRC dans la procédure d’expulsion.
Les héritiers soulèvent surtout une question comptable. Ils soutiennent avoir demandé à la SRC un état actualisé de la dette ainsi que l’historique des versements effectués, documents qui, selon eux, ne leur auraient pas été communiqués. Ils contestent également l’argument selon lequel la SRC ne les considérerait pas comme débiteurs, la dette initiale ayant été contractée par Gara Mbock.
D’où leur interrogation : si leur père n’était pas le débiteur principal, comment les paiements effectués par la famille ont-ils été imputés et quelle est aujourd’hui la situation exacte de la créance garantie par son titre foncier ?