L'État annonce sa décision finale dans l'affaire de l'hôtel Djeuga Palace, le député Feutheu veut pleurer

Djeuga Palace.png Hôtel Djeuga Palace

Wed, 9 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Djeuga Palace, c'est une affaire d'un important litige foncier et financier qui oppose cet établissement hôtelier à l'État. Le complexe hôtelier appartient au député Jean-Claude Feutheu et le cabinet conseil Atou est le mandataire chargé de liquider les biens de l'ancienne régie des chemins de fer (Regifercam). Ce cabinet accuse l'hôtel d'avoir étendu de façon illégale ses locaux sur un terrain de plus d'un hectare qui appartenait à la Regifercam. Selon nos informations vérifiées auprès de sources fiables, le bras de fer porte sur une valeur estimée à 10 milliards de francs CFA.

La bataille judiciaire est rude, des tribunaux ont rendu des ordonnances demandant à l'hôtel de libérer les lieux, ce qui déclenche de multiples recours juridiques entre les deux parties.

Maintenant, l'État met aux enchères l'immeuble Djeuga Palace. Détails exclusifs de l'histoire avec Boris Bertolt.

La bataille foncière qui oppose depuis près de deux décennies l'honorable Feutheu au cabinet conseil Atou connaît un nouveau développement spectaculaire. Le bien immobilier au cœur du contentieux est désormais mis à la vente aux enchères publiques, pour une mise à prix de 5,5 milliards de francs CFA.

Selon le placard de vente publié au titre de la « gestion et sauvegarde de l'actif résiduel de l'ex-Regifercam », l'État du Cameroun, représenté par le cabinet conseil Atou, met en vente un immeuble urbain bâti situé à Douala, quartier Bonanjo, lieu-dit Glacières Joss. Le document mentionne le titre foncier n°2716/W/A et une superficie d'un hectare sept ares et quatre centiares.

L'adjudication est annoncée pour le 9 octobre 2026 à 11 heures, devant Me Jean-Jacques Mougory Evanco, notaire à Douala. La caution exigée pour participer aux enchères est fixée à 50 millions de francs CFA.

Selon les éléments du dossier que nous avons déjà rendu publics, le contentieux entre Feutheu et le cabinet conseil Atou remonte à 2008. Il concerne notamment un terrain sur lequel est associé le projet de l'hôtel Djeuga Palace, présenté comme étant en construction depuis plusieurs années. L'affaire a donné lieu à une succession de procédures administratives et judiciaires. Le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières avait notamment pris un arrêté annulant le titre foncier 318/WA revendiqué pour l'hôtel. Les effets de cette décision avaient ensuite été suspendus, le 17 juillet, par le tribunal administratif du Littoral.

Mais la situation a de nouveau basculé. Le Mindcaf a pris le 30 juillet un nouvel arrêté d'annulation du titre foncier 318/WA, en s'appuyant cette fois sur des actes judiciaires antérieurs relatifs à la détermination du domaine de l'ex-Regifercam. Par la suite, Feutheu a perdu la bataille judiciaire et a reçu le 21 août 2026 un commandement de libérer le site.


Les personnes proches de l'élu du peuple confient que lorsqu'il a eu la nouvelle, des soupçons de larmes se sont emparés de son visage. Il s'agit de plusieurs années d'investissements et de sacrifices.

Source: www.camerounweb.com