Le chiffre régional est encourageant. Il ne doit pas masquer la différence entre Buea ou Limbé, où les classes se remplissent, et les localités rurales où la sécurité et les déplacements continuent de tenir des enfants à distance.
Bernard Okalia Bilai, gouverneur du Sud-Ouest, affirme que 7 873 élèves ont été enregistrés dans le secondaire à l’ouverture de l’année 2026-2027, contre 7 025 à la même période en septembre 2025. La progression est présentée autour de 12 %. Environ 3 000 élèves du primaire auraient également repris les cours.
Ces données ont été recueillies à l’issue de visites dans des établissements publics et confessionnels. Elles décrivent un premier jour, pas encore l’assiduité du trimestre. Les inscriptions tardives, les déplacements de familles et les journées sans cours peuvent modifier le bilan.
La crise anglophone, commencée en 2016, a profondément désorganisé l’éducation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les villes disposent généralement d’une présence administrative et sécuritaire plus forte. Dans les zones rurales, la distance, la peur et la fermeture d’établissements pèsent davantage.
L’amélioration sera solide si elle apparaît école par école, avec des enseignants présents et des élèves qui restent en classe. Publier les données par département permettrait de célébrer les progrès sans effacer les poches de décrochage.