Yaoundé : un célèbre artiste battu à mort pour 200 francs

Une Attaque A Main Armee A Yaounde Une violence totale

Sat, 12 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

C'est l'une des nouvelles affligeantes de la journée du côté de Yaoundé. La célébrité est morte, battue par des personnes qui n'ont eu aucune pitié pour elle.

Le 'mode opératoire' est l'un de ceux qui sont déjà très connu : la violence de la police municipale. Il s'agit d'une intervention musclée, entraînant la gronde au sein de la population.

Les bavures de la police municipale vis-à-vis des habitants se multiplient pour de simples infractions, transformant les rues de la ville en un théâtre de violences quotidiennes. Le quotidien est toujours sous tension, les agents veulent obtenir de l'argent à la moindre action qui est qualifiée par eux, souvent à tort, d'infraction.

Exercer une activité informelle dans la ville est devenu un exercice à haut risque et ce depuis fort longtemps. Vendeurs ambulants, sauveteurs, dockers, conducteurs de mototaxis, revendeuses, etc. partagent le même sentiment d'insécurité face à des agents perçus comme incontrôlables.

Cette fois-ci, c'est l'artiste musicien K-Max qui en a payé les frais. Le commerçant au marché du 10ème arrêt Nkobang a été battu à mort par des agents de la police municipale pour un ticket de marché de 200 francs CFA seulement.

Le corps de la victime a été conduit à la morgue de Ngoumou en attendant que l'affaire soit tirée au clair. Pour la famille, elle l'est déjà parce qu'il est inconcevable qu'on tape sur un homme jusqu'à ce que mort s'ensuive pour une maudite somme de 200 francs, ce qui ne fait même pas un euro.

Ce qui choque derechef l'opinion publique, c'est la disproportion flagrante entre la faute commise et la réponse des forces municipales. Les témoignages convergent tous vers le même constat : l'absence totale de dialogue. Les agents privilégient la force brute à la verbalisation légale. Ces méthodes brutales ont déjà causé de nombreux blessés graves ou des morts continuent d'alimenter un climat de défiance profonde entre les autorités locales et les administrés.

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