Le gouvernement dit la porte ouverte. Le syndicat répond qu’il n’acceptera pas d’entrer par une porte dont il n’a choisi ni l’heure ni les représentants. Entre les deux, étudiants et personnels attendent de savoir si la rentrée aura vraiment lieu.
Le ministre d’État Jacques Fame Ndongo a convoqué le 11 septembre une concertation sur le climat social dans les universités publiques. Le ministère affirme être disposé à examiner les préoccupations des enseignants, des personnels d’appui et des étudiants.
Le Syndicat national des enseignants du supérieur, engagé dans une grève illimitée, n’a pas participé. Il conteste le court délai de convocation et le choix, par l’administration, des délégués invités. Le SYNES demande une audience entre le 15 et le 18 septembre avec une représentation qu’il désigne lui-même.
Il s’agit d’une évolution substantielle du conflit signalé avant la rentrée : une rencontre a bien été ouverte, mais sans l’organisation qui porte le mot d’ordre. Les revendications accumulées touchent notamment les conditions de travail, les droits statutaires et le traitement de dossiers longtemps transmis à l’administration.
La prochaine étape ne se résume donc pas à annoncer le dialogue. Elle consiste à convenir du format, des participants, d’un ordre du jour et d’un procès-verbal engageant. Sans ce minimum, chaque camp pourra dire qu’il a tendu la main tandis que l’année académique restera suspendue au rapport de force.