Olivier Buyoya échange avec des chefs d’entreprise
Le Cameroun ne manque pas de cadres de concertation. Le nouveau conseil soutenu par l’IFC devra donc prouver qu’il sait transformer une plainte d’industriel en décision, puis une décision en résultat mesurable.
La Société financière internationale a lancé le 8 septembre à Douala un Conseil du secteur privé. Olivier Buyoya, directeur régional de l’IFC pour l’Afrique centrale et le Nigeria, a rencontré à huis clos des industriels afin d’identifier obstacles, opportunités et solutions.
L’instance doit organiser les préoccupations du secteur privé avant leur transmission aux autorités. L’agro-industrie, le financement, l’énergie et l’environnement des affaires figurent parmi les sujets attendus, dans un contexte où le GECAM vient lui-même de publier un diagnostic sévère.
La coexistence de plusieurs plateformes peut enrichir le débat ou le disperser. Tout dépendra de la composition du conseil, de la place des PME, des femmes entrepreneures et des régions, ainsi que de la transparence des recommandations. Un huis clos utile doit déboucher sur une feuille de route publique.
L’IFC apporte une capacité d’investissement et un accès aux réformes. Le conseil gagnera en crédibilité s’il publie peu de priorités, chacune assortie d’un responsable, d’une échéance et d’un indicateur. Sans cette discipline, il risque de rejoindre la longue liste des dialogues dont les entreprises ne voient pas les effets.