41 % de la dette académique 2000-2021 auraient été réglés
Pour la première fois dans la séquence actuelle, le gouvernement met un taux sur l’apurement de la dette. Le chiffre clarifie le débat, sans refermer la crise sociale.
La dette académique des universités d’État sort progressivement du brouillard comptable. Réunis le 11 septembre à Yaoundé autour du ministre d’État Jacques Fame Ndongo, responsables universitaires et syndicats ont entendu que 41 % des 15,498 milliards de FCFA accumulés entre 2000 et 2021 avaient été payés. Cela représente environ 6,35 milliards de FCFA et laisse un solde proche de 9,15 milliards.
Le règlement doit se poursuivre selon les disponibilités de trésorerie, avec une priorité annoncée pour Bamenda, Buéa et Maroua. Une mission conjointe MINFI-MINESUP est aussi annoncée pour évaluer les dépenses des troisième et quatrième trimestres 2026. Parallèlement, le recensement de la dette flottante 2020-2025 doit intégrer les créances des onze universités d’État.
Ces annonces comptent parce que la dette académique ne désigne pas une abstraction budgétaire. Elle recouvre des heures complémentaires, des jurys, des encadrements et d’autres prestations déjà effectuées. Pour les enseignants concernés, la question est donc autant celle du revenu que celle de la reconnaissance du travail accompli.
Le prochain test sera la traçabilité. Un tableau par université, par exercice et par nature de prestation permettrait de distinguer les montants validés, ordonnancés et effectivement reçus. Sans cette ventilation, un pourcentage national peut masquer de fortes disparités. La sortie de crise dépendra moins d’une nouvelle promesse que d’un calendrier vérifiable par les bénéficiaires.