La population camerounaise se réveille dans la torpeur. Une vingtaine de personnes peuvent être comptées parmi les morts. Et pourtant, la veille, elles étaient encore très vivantes, débordantes d'énergie.
On signale une attaque terroriste à Madegwa au petit matin du jeudi 17 septembre. L'offensive mortelle et criminelle est revendiquée par Boko Haram.
La secte islamique a frappé la localité à trois heures du matin pendant que la plupart des victimes dormaient paisiblement dans cette partie de la région de l'Extrême-Nord. Les citoyens n'ont eu aucun écho sur ce qui allait se passer.
Les terroristes ont massacré dix-sept (17) personnes. Un bilan effectué après leur départ par ceux qui ont eu la chance d'être épargnés confirment ces chiffres.
Les attaques de cette continuent de frapper de manière récurrente et affligeante la région, malgré les efforts militaires. Le groupe terroriste maintient au grand dam de la population et du gouvernement qui le combat une forte capacité de nuisance.
Récemment, par exemple, des incursions ont ciblé les postes de sécurité et les civils. Une attaque contre le poste militaire de Kerawa a coûté la vie à deux soldats. D'autres incursions dans l'arrondissement de Darak et Karena ont causé la mort de civils et ont fait plusieurs blessés. À Wulgo, il n'y a pas longtemps, plus de 15 soldats ont été tués lors d'un assaut de grande envergure près de la frontière, pour ne citer que ces cas.
Le mode opératoire est bien connu. Les terroristes profitent de la porosité des frontières pour mener des attaques éclairs la nuit ou au petit matin avant de se replier. Les populations locales vivent dans un état de terreur constant, faisant face à des déplacements massifs de population et un dénuement économique extrême.