Tentative de coup d’État : Les complices identifiés, la SEMIL en état d’urgence

Semil Au Cameroun Les redoutables enquêteurs de la SEMIL doivent arracher des réponses à des questions cruciales

Fri, 18 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Le militaire, identifié comme Ntsama Biting Benoît, a été intercepté par la Garde présidentielle puis transféré à la Sécurité militaire (SEMIL) pour interrogatoire. L’affaire soulève des interrogations sur les conditions de son intrusion et sur l’existence éventuelle de complices. La découverte d’une petite quantité de cannabis et d’un briquet sur le suspect est également évoquée parmi les éléments de l’enquête.

ALERTE À ETOUDI : UN SOLDAT DU BIR S’INFILTRE AU PALAIS POUR « PRENDRE LE POUVOIR »

Le cœur du pouvoir camerounais a frôlé le séisme. Le 16 septembre 2026, alors que le chef de l'État se trouve en déplacement en Europe, le dispositif ultra-sécurisé du Palais de l’Unité a été le théâtre d'un incident d'une gravité inouïe. Un soldat d’élite du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) est parvenu à s’introduire dans le sanctuaire présidentiel avant de lancer une déclaration glaçante : il est venu pour « prendre le pouvoir ». Une arrestation choc qui plonge le sérail dans une paranoïa immédiate.

C’est un scénario digne des heures les plus sombres de l'histoire politique qui s’est joué dans l’ombre des couloirs d'Etoudi. Selon les éléments d’un compte rendu officiel de la gendarmerie locale, le suspect a été formellement identifié : il s'agit du soldat Ntsama Biting Benoît, 29 ans, immatriculé T17 32806, en service au sein de la très stratégique unité du CAT-BIR.

Intercepté in extremis par un élément de la Garde présidentielle (GP) au cœur même de la résidence officielle de la plus haute autorité de l'État, le militaire a été neutralisé et exfiltré manu militari.

LE SPECTRE DE LA DÉSTABILISATION SECOUE YAOUNDÉ

L’onde de choc provoquée par cette intrusion soulève des questions vertigineuses. Comment un homme en armes a-t-il pu franchir les rideaux de sécurité censés être inviolables du Palais d’Etoudi ? S'agit-il des prémices d'une tentative de coup d'État brutalement étouffée dans l'œuf, ou de la dérive solitaire d'un homme en rupture de ban ?

Pour l'instant, les autorités avancent sur des œufs et aucune preuve d'une mutinerie coordonnée à grande échelle n'a encore fuité. Cependant, un détail troublant vient épaissir le mystère : lors de sa fouille corporelle, les enquêteurs ont mis la main sur une petite quantité de cannabis et un briquet. Cet élément interroge : s'agit-il du coup de folie d'un soldat sous influence, ou d'un écran de fumée dissimulant un plan bien plus machiavélique ?

LA SEMIL EN ÉTAT D’URGENCE

Transféré en urgence absolue après son arrestation à la gendarmerie, le suspect se trouve désormais entre les mains de l’antenne de la Sécurité Militaire (SEMIL) de la région du Centre. Derrière les portes closes des bureaux d’interrogatoire, la course contre la montre a commencé.

Les redoutables enquêteurs de la SEMIL doivent arracher des réponses à des questions cruciales : qui a facilité l'accès de ce soldat au Palais ? Sa proclamation de « prendre le pouvoir » cachait-elle des complicités tapies dans l'ombre du pouvoir ou de l'armée ?

Dans un climat politique lourd, où le silence officiel nourrit les plus folles rumeurs dans les salons de la capitale, Yaoundé retient son souffle. Entre l'hypothèse d'une manipulation psychologique et celle d'une menace réelle contre les institutions, l'enquête de la SEMIL s'annonce explosive.

Loïc Kodjay

Source: www.camerounweb.com