Les deux femmes se connaissaient avant le mariage de Chantal avec Paul Biya
Les relations entre Jeanne-Irène Biya, Chantal Pulchérie Vigouroux et Franck Emmanuel Biya sont bien connues des Camerounais. Les deux femmes se connaissaient avant le mariage de Chantal avec Paul Biya. Une ancienne relation entre Franck Biya et Chantal, a été désapprouvée par Jeanne-Irène, suite à une altercation lors d’une soirée. Certaines décisions de Chantal Biya, notamment la Fondation Chantal Biya et d’un projet de commémoration de Jeanne-Irène au Hilton de Yaoundé, sont une possible revanche personnelle.
La vengeance est un plat qui se mange congelé.
Je fais cette chronique en réponse groupée aux innombrables messages dont certains d’entre vous m’assaillent pour savoir si Chantal Biya connaissait Jeanne-Irène Biya.
Non seulement je réponds par l’affirmative, mais je peux vous assurer que l’inverse est également vrai : Jeanne-Irène Biya connaissait parfaitement l’existence de Chantal Pulchérie Vigouroux, et même celle de sa génitrice, qui, dit-on, faisait battre la chamade au cœur de nombreux hommes dans la région.
Alors, explication de texte.
Depuis sa plus tendre enfance, Franck Emmanuel Biya aurait toujours manifesté un faible pour les femmes au teint clair, et de préférence pour les métisses.
Ainsi s’était-il amouraché, jusqu’à s’en enticher, d’une jeune fille métisse que l’épouse de Philippe Mataga avait eue d’un premier lit. La Première Dame aurait alors bataillé ferme pour mettre un terme à cette relation, qu’elle jugeait préjudiciable à la poursuite des études de son fils, déjà en délicatesse avec certains de ses enseignants au Collège de la Retraite.
Puis on lui signala, dans la foulée, que son fils fréquentait furtivement, dans le sillage de la petite-amie de son cousin, une autre métisse, présentée comme une jeune femme de « mauvaise vie », qui ne fréquentait pas l’école, fumait et consommait de l’alcool.
Son sang ne fit qu’un tour. Elle ordonna alors à sa garde rapprochée de mettre en place une surveillance discrète et de filer son fils.
C’est ainsi qu’elle finit par apprendre que Franck Emmanuel Biya participait à une surprise-partie chez le fils de Mendo Ze. Elle s’y rendit. Sur place, on lui désigna la jeune fille de « mauvaise vie » en question. Il s’agissait de celle qui allait devenir, des années plus tard, la Première Dame du Cameroun. Elle s’adressa à elle en des termes particulièrement durs et humiliants, assortis d’une mise en demeure sans ambiguïté : ne plus chercher à revoir son fils. En guise de conclusion, elle aurait lâché cette terrible formule : « Excrément de la terre… »
Des années plus tard, après avoir convolé en justes noces avec le chef de l’État, Chantal aurait, avec méthode, pris sa revanche — une revanche dont ceux qui ne sont pas dans le secret des dieux peinent encore à comprendre tous les ressorts.
Elle se serait employée à détricoter ce que la défunte Première Dame avait entrepris, jusqu’à chercher à effacer systématiquement les traces de son passage.
Une partie du dispositif pédiatrique autrefois associé au nom de Jeanne-Irène Biya aurait ainsi été rebaptisée Pavillon Chantal-Biya, dans le cadre de la mise en place de la Fondation Chantal Biya.
Mais l’histoire ne s’arrêterait pas là.
Franck Emmanuel Biya aurait un jour souhaité organiser, au Hilton de Yaoundé, une cérémonie commémorant l’anniversaire de la disparition de sa mère.
Veto de Chantal.
Elle aurait personnellement appelé le directeur de l’établissement pour lui signifier, de manière particulièrement ferme et sans ambiguïté :
« Vous accueillez un tel événement dans votre établissement ; le lendemain, vous faites vos affaires et vous quittez le Cameroun illico presto. »
À toutes fins utiles, rappelons que Chantal Pulchérie Vigouroux est née en 1970 et Franck Emmanuel Biya en 1971.
À vous de faire le calcul, mais s'il met ça entre bien.
JPD