Sauve nous ! : l'émouvant lettre de Bibou Nissack à Cabral depuis Kondengui à Cabral qui fait pleurer tout le Cameroun

Nissack Kamto Pr Image illustrative

Tue, 22 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

« Cabral, sauve-nous… de toi ! » C'est par cette formule cinglante que Bibou Nissack, figure emblématique du MRC et prisonnier politique incarcéré à la Prison Centrale de Yaoundé, clôt une lettre ouverte d'une rare violence adressée à Cabral Libii, député PCRN. Dans ce texte-fleuve rédigé depuis sa cellule, il accuse son « ami et frère » de mensonges, de trahison et d'ingratitude, revenant sur une rencontre de 2018 où il affirme que Cabral Libii n'a jamais remis les PV de la présidentielle. Un règlement de comptes politique, mais aussi une plongée dans les fractures de l'opposition camerounaise.



: Voici l’intégralité de la lettre explosive de Bibou Nissack à Cabral Libii

Prison Centrale de Yaoundé, le 21 septembre 2026

À

LIBII LI NGUE NGUE Cabral Honorable député de la Nation (Législature en cours)

Objet : Lettre ouverte à un ami et frère (Pamphlet).

Cabral sauve nous !

Mais avant reçois mes salutations amicales et fraternelles, et sache que ta prestigieuse fonction élective et la précision concernant la législature ci-dessus mentionnées, obéissent à un souci d’adressage et de localisation du destinataire du courrier pour acheminement. Sinon je parle dans ces lignes à mon ami et frère.

Je suis obligé de sortir de la réserve et du mutisme épistolaires que je m’impose ordinairement depuis ma retraite carcérale arbitraire. Ceci fait suite à une sortie médiatisée émanant de ta personne il y a peu, dont un extrait retranscrit et vérifié a d’ailleurs été réalisé (cf. lien numérique d’où la retranscription a été imprimée et acheminée ici : https://www.facebook.com/share/v/1BMQSquLp7/). Dans cet extrait diffusé via un média dénommé ‘’JAD’’, tu as procédé à des déclarations lunaires à mon sujet. C’est donc le cœur meurtri et avec une amertume sans pareils que j'écris les lignes actuelles, car la publicité de tes propos ainsi que leur sens trompeur m’obligent et forcent à y réagir tout aussi publiquement.

D’ores et déjà je voudrais invoquer ta clémence à mon endroit. En effet je risque me montrer un peu long dans mes développements ; tu me pardonneras aussi de sacrifier à une tradition bien établie en ce qui me concerne, à savoir ma propension à la sécheresse cassante de mon ton lorsque j’assène des vérités dérangeantes. Tu pourrais en être choqué, mais je te promets cela n’en demeure pas moins une obligation de franchise et de vérité dues à l’ami et frère que tu es. Pour ta part, tu ne t’es pas non plus privé dans ta sortie ici en question ; d’user à mon endroit et même celui du leader qui est et demeure encore le mien, de tes armes de prédilection que sont la dérision et le sarcasme ! Ce sera donc de bonne guerre, puisqu’il s’agit de la réponse du berger à la bergère, que je sacrifierai un peu également à ton style ici. Il pourrait aussi paraître paradoxal de m’excuser, comme je le fais d’avance ci-dessus, d'avoir à te dire simplement la vérité ; cependant, à voir toute la place que le mensonge prend désormais dans le sillage brumeux de ta trajectoire publique, l’on sera enclin à me concéder le bien-fondé de ces suppliques préalables. Toutes choses étant égales par ailleurs, l’exercice auquel je me livre ici constituant ma riposte publique à ton attaque publique, je me dois donc de prier l’audimat de faire lui aussi montre de clémence à mon endroit du fait de la relative longueur de mon propos. Je ne doute d’ailleurs pas qu’une fois parvenus patiemment au terme de la lecture des lignes ici ciselées, alors mes autres lectrices et lecteurs m’accordent leur indulgente mansuétude tirée du bien-fondé de ma démarche.

Au demeurant le présent exercice revêt aussi l’insigne importance d’un devoir de salut et d’utilité publique. De fait Cabral les figures publiques, qui plus est celles de notre sorte arpentant les arcanes de la vie politique nationale, ont un devoir de transparence et de reddition des comptes.

Ceci dit, je voudrais d’abord que tu me permettes les quelques interrogations et commentaires suivants en manière de rappel-mémoire :

• ‘’Ami et frère’’ sont les termes par lesquels nos liens peuvent être le plus justement traduits, car nous nous connaissons et sommes proches depuis plus ou moins une décennie et demie n’est-ce-pas ? Cela correspond à mon arrivée dans l’espace public en qualité de consultant média d’abord de ‘’on refait l’actu’’ et ensuite du ‘’Grand Collège du Cameroun’’ via son excroissance radiophonique dénommée ‘’Verbatim’’, autant de programmes radiophoniques dédiés au traitement de l’actualité sur ‘’Sky One Radio’’ à Yaoundé. Le Grand Collège du Cameroun, ce think tank médiatique emblématique qui en son sein regroupait des figures telles feus ATEBA EYENE Charles Sylvestre, OTTOU Pius et aussi bien vifs ceux-là, MEBENGA ‘’le stalinien’’ Jean François, le très estimé aîné BELATE Alain, Pascal Charlemagne MESSANGA NYAMDING, Papy SINDJOUN POKAM le philosophe de la guerre et nombre d’autres que je ne peux ici tous citer, y compris le désormais Ministre Délégué Jean De Dieu Momo qui figure aux rangs des très récentes ‘’promotions’’ du Grand Collège. Je rends ici au passage un hommage appuyé à mon parrain médiatique, l’aînée Roger KIYEK De KIKI à qui nous devons en outre de nous avoir mis en contact à l’occasion des émissions radiophoniques citées précédemment.

• Te souviens-tu ensuite Cabral de nos mutuelles contributions intellectuelles dans le cadre du ‘’Club de la pensée’’ à la Cité Verte ; entre les murs du journal ‘’La Cité’’, sous la houlette de celle que nous appelons tous affectueusement la ‘’Mama’’ (Pauline BIYONG) ?

• Te rappelles-tu avec les désormais docteurs Richard MAKON et Bertrand Valère BESSALA, cette époque où de facto nous formions une véritable fratrie médiatique, à ‘’Youth Radio’’ inclue, dont l’écume des vagues tumultueuses se déversait impétueusement contre les dérives auxquelles notre pays devait de ployer sous le joug ? Les puissants n’avaient qu’à bien se tenir car nous enfilions nos capes, enfourchions nos verves en guise de montures, et sortions nos épées verbales. Il était pour nous question de trucider médiatiquement les spoliateurs de la fortune publique, ainsi que tous les mauvais gestionnaires des affaires de l’État. En ces temps là nos verbes acérés faisaient de nous d’authentiques preux chevaliers urbains, défenseurs acharnés des veuves ; des orphelins, et de tous les opprimés dont il nous passait à l’esprit de défendre généreusement la cause ! Ça te revient n’est-ce pas Cabral ?

• Tu n’as pas aussi oublié, à l’instar de celle de certains autres membres de la fratrie cités plus haut, ma très active implication dans la dénonciation publico-médiatico-administrativo-judiciaire (permets moi ici de faire mon Mathias Éric) du harcèlement sexuel dont ta petite amie d’alors et épouse actuelle ; cette très chère et aimable Péguy, fit l’objet ? En effet, durant sa formation à l’École Normale Supérieure de Yaoundé, peux-tu avoir oublié qu’ayant agi ainsi à mes risques et périls, tout comme toi et nos autres frères et amis (Richard MAKON & Bertrand Valère BESSALA), un procès nous fut intenté par l’ignominieux auteur de cet harcèlement ? Ce fameux professeur d’université, gendre par ailleurs d’une très haute personnalité de la République, qui aura l’indicible culot de nous attraire en justice alors que tout l’accablait factuellement et objectivement.

• Ciblant nommément Roger KIYEK DE KIKI (hôte attitré des émissions qui nous servirent de principale tribune de dénonciation du harcèlement sus-évoqué), n’es-tu pas sans ignorer Cabral que ce procès visait en fait à aboutir à la condamnation solidaire des protagonistes de la dénonciation que nous étions tous autant ?

• Peux-tu avoir oublié que suite à cette rocambolesque affaire nous prîmes part à l’audience pénale de mise en forme, pour laquelle j’avais tenu à symboliquement délier ma modeste bourse dans le règlement de la note de frais de reproduction de certaines des innombrables pièces que le défendeur KIYEK devait produire ? Te revient-il que nous étions assis côte à côte toi Cabral, Péguy, et moi dans la salle d’audience ? As-tu oublié la teneur de nos échanges à tous les trois en cette occasion éprouvante pour nous tous ? Te souviens-tu par exemple que par la suite je t’avais exhorté à inciter Péguy ainsi que son amie et camarade (cette artiste comédienne populaire), elle aussi victime du même prédateur harceleur, à créer plus tard une association de lutte contre le harcèlement sexuel ?

• Cabral te souviens-tu, comme je te l’avais avoué à cette époque, d’une raison supplémentaire précise de ma solidarité envers toi et Péguy dans cette épreuve ? Te rappelles-tu donc que dans des circonstances antérieures similaires, Jeanne ma bien-aimée désormais épouse (fiancée d’alors) ; à l’entame de ses études universitaires initiales en FALSH (Espagnol) Yaoundé 1, dû changer de filière du fait d’un harcèlement sexuel ? Abjection à laquelle elle avait héroïquement opposé une résistance farouche dans un souci de sauvegarde de sa dignité, et par fidélité amoureuse à son petit-ami que j’étais. À l’époque ma douce moitié et moi prîmes le parti de l’évitement, car trop jeunes et beaucoup plus préoccupés par les aléas de nos vies estudiantines ainsi que les défis qui en jalonnaient le cours.

• Cet enseignant d’université harceleur sexuel ne du-t-il pas finalement fuir le Cameroun en catastrophe pour la Belgique tandis que son procès contre nous se soldait de façon infructueuse pour lui ? Il faut dire que cela tenait du fait de la dénonciation radiophonique dont toi, les autres, et moi avions été les audacieux auteurs. De facto, une fois l’affaire ainsi ébruitée, et les audios accablants que nous avions révélés publiquement connus, un subséquent conseil de discipline ad hoc présidé par le MINÉTAT MINESUP FAME NDONGO procéda à la radiation immédiate de cet individu des effectifs du corps enseignant universitaire Camerounais.

• Quelques années plus tard, à l’occasion de la consécration de ton idylle avec Péguy par votre union nuptiale religieuse dans cette chapelle située derrière le Lycée d’Anguissa, qui se trouvait dans la voiture depuis laquelle le futur marié que tu étais attendait de pouvoir franchir le seuil de ce temple chrétien si ce n’est moi ? Qui te remontait le moral dans cette voiture chargée de convoyer le futur époux ? Évidemment je n’évoquerais pas ici les raisons pour lesquelles j’avais dû te remonter le moral en ce moment fatidique, par pudeur et respect de l’intimité à laquelle tu as somme toute droit malgré le caractère public de ton engagement. En outre l’exercice présent ne se ramène pas à un déballage sur la place publique de confidences faites sous le sceau de la confiance entre frères. Toujours est-il que ce jour-là, je ne rejoignis dans la chapelle ma fiancée Jeanne qu’au moment ultime où tu t’apprêtais à entamer la marche nuptiale cers l’autel de célébration de cet office mémorable. Je me remémore avec clarté l’îlot que nous formions durant le culte en compagnie du désormais Vice-Recteur Mathias Eric, de son épouse Hélène-Laure ma ‘’Région’’ de grande sœur, ou encore de ce cher Stéphane MATIP. Suivra l’union civile dans la demeure de tes beaux-parents et le cocktail y offert, avant la soirée dansante à la salle récemment alors renouvelée du siège national de la Croix Rouge camerounaise. Mon implication discrète mais ô combien efficace à cet événement, fut telle que durant la séance de photos au bois sainte Anastasie, je dû encore m’en mêler afin de remettre de l’ordre à une séance qui autrement s’annonçait chaotique !

• Te souviens-tu Cabral, de cet appel à l’aide passé dans ma direction concernant une urgence médicale vitale sur la personne de ton frère qui avait besoin d’une transfusion sanguine ? Des donneurs de sang étant d’urgence demandés, je me suis aussitôt précipité vers l’Hôpital Central de Yaoundé en me faisant accompagner par TAYOU KAMGUÉ au service du don volontaire de sang. Finalement une tragédie sera ainsi évitée de justesse ce jour-là.

Cabral !

Es-tu d’accord avec moi sur le fait que les faits énoncés limitativement plus haut sont constitutifs d’autant de marques profondes et sincère d’une amitié et d’une fraternité inébranlables ? Ces mêmes faits ne sont-ils pas aussi des espèces de dettes morales impératives dont tu es l’imprescriptible débiteur à mon égard ?

Si j’ai procédé en ravivant ces quelques souvenirs communs chers et précieux, c’est pour démontrer que le sens de l’emploi par moi de ‘’ami et frère ‘’ pour te désigner ne relève pas de la simple formule triviale d’usage obéissant aux convenances. Cet emploi traduit la nature exacte de l’entendement qui est le mien des liens qui nous unissent, ou devrais-je dire dorénavant vu ton (in)conduite à mon encontre, nous unissaient ! Ce qui précède ayant été dit sur le mode des prolégomènes, j’en viens donc à la raison essentielle qui m’a poussée à te destiner cette missive.

Tu as donc procédé à l’évocation d’une rencontre survenue entre toi et moi en 2018, soit ! Je me trouve donc obligé par toi de lever le voile sur cet épisode totalement inconnu de l’opinion publique jusqu’à ce que tu l’évoques en premier et à demi-mot en énonçant tes contrevérités à mon endroit. Dans l’extrait cité en propos introductif, tu dis m’avoir remis les PV de l’élection présidentielle dont tu étais le détenteur en 2018. Ayant effectivement eu un entretien, le seul, avec toi au lendemain de ce scrutin, j’en déduis que tu fais référence à cette fameuse entrevue que nous eûmes au doublement siège de ta campagne et du mouvement ‘’11 millions de citoyens’’ situé au quartier Nkolndongo.

Pour te confondre je vais sommairement m’attarder sur la forme, c’est-à-dire ta posture dans ce cadre physique ambiant depuis lequel tu as proféré ces mensonges indignes d’une personnalité de ta trempe ; avant de m’attaquer au fond de ce que je suis au regret de qualifier de divagations délirantes. Cela me répugne profondément mais est nécessaire, car tu m’as mis dans un terrible embarras en m’obligeant à dénoncer tes propos pour ce qu’ils sont Cabral : des mensonges !

D’abord sur le cadre et la forme d’expression de tes propos.

En convoquant quelques rudiments sémiotiques en clés de lecture, ton langage corporel et le ton bourru que tu adoptes sont extrêmement parlants. Ta voix semble être un râle ininterrompu alors que tu es proprement avachi sur le siège dans lequel tu peines à te tenir droit. Hypothèse la plus probable expliquant ton état : l’ébriété ! De toute évidence ta posture à la table sur laquelle tu es vautré, a certainement été précédée d’un moment goulument arrosé. L’air hagard que tu affiches renseigne à suffisance sur cette beuverie supputée. En effet Cabral, seule une ivresse douce ou alors un état second peut justifier tes affirmations mensongères sur ma personne. Quelle ironie du sort quand l’on se souvient comment de façon méchamment gratuite et injustifiée tu invitas jadis NJOYA MOUSSA à « manger avant de boire ». Dis-moi donc Cabral, en ce qui te concerne ici ; avais-tu parlé avant de boire, ou alors avais-tu bu avant de parler ainsi de moi en mentant ? Cependant la vérité demeure que je suis entré bras ballants et suis ressorti bras ballants de ton siège.

Abordons maintenant le fond de ce que tu as si mensongèrement affirmé. Commençons par le contexte ayant précédé ce seul et finalement unique entretien d’exception entre BIBOU NISSACK le Porte-parole de Maurice KAMTO (vainqueur du scrutin) et Cabral LIBII le candidat à la même élection.

Durant la campagne présidentielle de 2018, j’avais une consigne sacrosainte que je distillais à nos communicants officiels au sein de mon équipe opérationnelle. Je faisais donc injonction de ne jamais attaquer ni Cabral LIBII, ni son mouvement ou ses représentants, et ses alliés du parti Univers ! Me Roland DIEUWOU, Wilfried EKANGA EKANGA, Engelbert Lebon DATCHOUA, NZODJOU FOTSING, voire l’excellent docteur Modeste NGONO sont quelques uns des membres de cette coordination qui peuvent tous en attester. La raison de cette consigne résidait dans le fait que pour moi l’alliance KAMTO-LIBII serait envers et contre tout, la clé autour de laquelle se dénouerait ultimement l’élection présidentielle de 2018. Il fallait donc entretenir la plus grande cordialité afin que le moment venu une éventuelle tentative d’alliance ne soit ainsi contrariée. Je fis d’ailleurs part de cette consigne à Maurice KAMTO pour validation préalable en expliquant ma conviction. Ce dernier valida tout de go cette approche. Il le fit d’autant plus que nous menions une réflexion continue partant du constat que malgré nos communiqués et autres mises en garde contre les discours violents ou de haine, nos efforts étaient contrebalancés par le fait que nombre d’autres candidats présidentiels ne s’accordaient pas à en faire autant.

C’est ainsi qu’au lendemain du scrutin présidentiel de 2018 tu fis sensation en déclarant publiquement que « c’est un candidat de l’opposition qui a gagné cette élection ». Dans ta foulée j’avais aussitôt sollicité de Maurice KAMTO qu’il m’accordât une autorisation d’entrer en négociation d’alliance avec toi. Évidemment vu le sort qui fut réservé aux précédentes tentatives d’alliance avec toi, ce dernier se montrait réservé sur les chances de succès de ma démarche. Mes arguments en sus de tes déclarations furent les suivants : le scrutin avait permis de dessiner le contour de l’envergure des principaux protagonistes de 2018. Par conséquent chacun savait désormais à quoi s’en tenir au sujet du poids politique respectif réel sur l’échiquier national. Je faisais donc le pari que le bon sens t’imposerait l’évidence d’une alliance en vue de la sauvegarde d’une victoire volée. Enfin je rappelais au Président Élu mes liens personnels avec toi et les efforts fournis au sein de ma coordination communicationnelle à travers la dissémination des signaux positifs envers toi. J’en profite ici pour dire mon éternelle reconnaissance à tous ceux qui furent (en plus de ceux cités plus haut) les membres de mon exceptionnelle équipe opérationnelle de communication durant l’épopée de 2018. J’inclus dans ce lot, malgré nos désormais désaccords profonds, Michèle NDOKI dont la fulgurance particulière des sorties médiatiques a pesé significativement sur le cours des événements ; de même que la prestation médiatique magistrale de Tiriane BALBINE NOAH durant l’émission ‘’Corps électoral’’, es qualité de 2ème Vice-présidente Nationale. Les apports à ce travail opérationnel de représentation sur les plateaux médiatiques qui furent aussi ceux de SIHM Emmanuel, FOGUE Alain, Olivier EKOKA, W. BUMAKOR, Paul Emmanuel ATEBA et nombre d’autres auprès de qui je m’excuse de ne pouvoir tous citer les noms, sont aussi à louer. Je me félicite aussi de la vague montante qui s’est donnée à voir dans les travées de nos communicants depuis nos arrestations et incarcérations arbitraires de septembre 2020, parmi lesquels le très brillant et pondéré Pierre Emmanuel BINYAM, ou dans la même veine, le très pince-sans-rire Charles NJIKAM (dont je m’étonne de l’absence sur les plateaux télés ces temps derniers).

N’ayant pris part aux phases antérieures des négociations avec toi, j’expliquais néanmoins ma conviction qu’en tant que frère et ami tu saurais me prêter une oreille attentive et percevoir la bonne foi de la démarche ; si jamais cela avait manqué les fois antérieures Cabral. Suite à quoi j’ai reçu l’accord de Maurice KAMTO. Cependant je voyais bien à sa mine, la peine qu’il éprouvait de ne pouvoir me protéger moi-même d’une déception annoncée que son expérience et son intuition semblaient lui dicter.

Pour donc me résumer, primo j’agissais dans le cadre d’une mission à moi confiée par mon leader Maurice KAMTO, fraîchement auréolé du statut de Président Élu en dehors de toutes fraudes électorales. Enfin secundo, le but de ma mission était de jeter les jalons d’une alliance malgré le caractère infructueux des précédentes tentatives. C’est d’ailleurs moi qui avais sollicité un rendez-vous suite à un appel émis dans ta direction. Or, tu as faussement prétendu que ce fut suite à un appel de mon leader.

Concernant le déroulement proprement dit de la rencontre, j’étais arrivé en soirée conduit par une personne de confiance que j’avais choisi de laisser derrière moi au pied de l’immeuble siège de ta campagne. Notre entrevue terminée ce dernier me conduisit aussitôt et sans escale au domicile de Maurice KAMTO pour un compte-rendu immédiat. Arrivé dans le hall de ton siège, tu m’avais reçu en compagnie de ton état major et fais les présentations. Ensuite je sollicitais un aparté, et tu congédias d’office tout ce beau monde et nous allions nous installer sur deux fauteuils se faisant face dans sur une paroi murale constituant un point d’ancrage central. D’emblée je pris la parole en regrettant la non alliance antérieure Maurice KAMTO/Cabral LIBII, je poursuivis en te présentant néanmoins mes compliments pour ta performance remarquable et te dus que somme toute tu avais fait honneur à la jeunesse de notre pays. Je rajoutais que tu étais désormais le faiseur de roi et que la nécessité e d’une alliance était bien plus accrue dorénavant. D’où l’autorisation que j’avais sollicité et reçu de ma hiérarchie en vue d’en jeter les jalons.

Prenant la parole à ma suite, tu consacras d’interminables minutes à étaler ton ressentiment et tes griefs à l’encontre d’Alain FOGUÉ et OKALA EBODE. De l’avalanche de tes propos, il ressortait que tu faisais peser sur leurs dos un nombre impressionnant de misères auxquelles tu prétendais avoir été exposé par leur fait à l’Université de Yaoundé II Soa. Prudemment je me gardais du moindre commentaire par crainte que notre rencontre ne déraille. Au contraire je te rétorquais sans aller jusqu’aux avanies subies de la part de tes partisans par Maurice KAMTO, que nous avions tous notre lot d’attaques. Je citais précisément certains de tes lieutenants qui se prenaient un malin plaisir à me dépeindre en homosexuel et autres calomnies à n’en plus finir. Sachant que cela venait de tes lieutenants les plus proches, moi aussi j’aurais pu, te dis-je, en faire un point d’achoppement et nous n’en sortirions pas. Je te priais de nous concentrer par conséquent sur nos points convergents afin d’espérer aboutir à une base de travail partagée. Cela ne t’empêchât pas de rajouter une couche de complaintes, sur un ton qui à la vérité semblait spécieux. Déterminé à éviter à tous les prix de tomber dans une impasse, je me refusais une deuxième fois à rentrer dans ton jeu. Une fois ton sac vidé tu me dis enfin ceci : « BIBOU DIT AU PROF QUE S’IL CONVOQUE LE PEUPLE CAMEROUNAIS COMME MODALITÉ DE RÈGLEMENT DU CONTENTIEUX POST-ÉLECTORAL, ALORS JE LE REJOINDRAIS », fin de citation ! Ma joie était à son comble après tes propos, je te priais donc de suite de m’accorder d’abréger notre entrevue en vue d’aller en faire immédiatement le point à qui de droit. Chose qui me fut concédée. Entré bras ballants dans ton siège de campagne, j’en sortis bras ballants, je le répète une fois de plus !

Quelques semaines plus tard, Maurice KAMTO procéda au lancement officiel du Plan National de Résistance Pacifique. Je t’appelais aussitôt et proposais de nous voir, car te disais-je le Plan National de Résistance Pacifique remplissait la seule condition que tu avais posée comme préalable à une alliance Maurice KAMTO/Cabral LIBII. Me disant ton accord avec mon opinion, tu décidais d’une rencontre au quartier Elig-Essono. Le jour dit, j’arrivais avec une demie-heure d’avance et faisait un stop dans le parking d’un immeuble situé en face de l’immense chapelle située à la rue CEPER. À quelques secondes de l’heure de notre rendez-vous j’initiais un appel dans ta direction, et là stupeur totale ! Ton numéro sonnait dans le vide. Je blêmis ! Durant les trente minutes qui suivirent ce fut le même scenario qui se répétait à l’infini, j’appelais frénétiquement, ça sonnait, et personne ne décrochait ! Mon accompagnateur à ton siège était encore le même qui partageait tout aussi impuissamment ma stupeur ce jour-là dans ce parking ! Fatigué de mes appels infructueux je me résolu au final et comme dans un mauvais rêve à rebrousser chemin mon escorte et moi.

J’ai honte pour toi de devoir révéler aujourd’hui au monde cette attitude indigne. Après m’avoir posé ce lapin, jusqu’à mon kidnapping du 22 septembre 2020 tu n’as plus jamais répondu à mes appels téléphoniques persistants, ni donné le moindre signe de vie ! Force est de reconnaître que Maurice KAMTO sur ce point avait raison de douter et moi j’avais tort d’y croire ! Voilà donc comment tu as traité celui que je suis et donc toi-même tu revendiques publiquement l’amitié.

Tes PV n’ont jamais fait l’objet d’aucun intérêt pour le MRC, son candidat et ses alliés après le scrutin présidentiel de 2018, et tu ne me les as jamais remis.

De toutes les façons en 2018, la proposition de sortie de crise de Maurice KAMTO portait sur le recomptage des voix, sous supervision internationale. N’y ayant rien compris tu as posté une réponse précipitée et irréfléchie dans laquelle tout était amalgamé. Maurice KAMTO avait parlé de ‘’recomptage’’ ; dans cette hypothèse ce qui est important c’est la mise à disposition des bulletins de vote, et non des PV. Or toi et toi seul avait compris et parlait des PV. Si tu avais donc même essayé de me remettre tes PV, j’aurai fermement refusé ! Ce qui nous intéressait c’était les bulletins de vote !

Pis encore, le 04 novembre 2018 tu avais affirmé sur ton compte officiel Facebook, détenir 13662 PV (or dans ta sortie ici en question tu as plutôt cité le nombre de 11 000). Comment expliques-tu que tu aies, seul, remis à un homme, lui aussi seul (moi), durant une entrevue à huis clos une quantité aussi astronomique de PV ? Cela est-il humainement et matériellement possible ? Pour que je puisse déplacer un tel stock, cela aurait nécessité à mes côtés la présence d’une véritable petite armada de militants. Un camion aurait aussi été indispensable en vue d’assurer le transport et la manutention du tout. D’ailleurs sachant que ton investiture était due au parti Univers du Professeur NKOU MVONDO, Si les PV avaient été un enjeu ; alors l’interlocuteur le plus indiqué pour avoir une discussion sur les PV s’avérait être le Professeur NKOU MVONDO Prospère, en sa qualité de Président du Parti UNIVERS. Autrement-dit l’interface privilégiée auprès d’Elecam (bureaux et commission de vote) en tant que patron de la formation ayant investi la candidature du candidat LIBII LI NGUE NGUE Cabral.

En rappel au moment de notre rencontre tu avais déjà déclaré sur la place publique la chose suivante « c’est un candidat de l’opposition qui a remporté cette élection ». Tes propos sur la fausse remise de PV défient donc tous les sens et la raison. Ce qui ne fait que renforcer leur caractère grossièrement mensonger, car tu ne pouvais pas faire une telle affirmation si tes PV disaient le contraire ! Par conséquent et je me répète à dessein, les PV du parti univers via ton mouvement onze millions n’ont jamais été un enjeu. L’enjeu unique de notre rencontre était celui d’une alliance devant se traduire dans un front commun de coordination de ce qui deviendra ultérieurement le Plan National de Résistance Pacifique. Si tes PV n’étaient pas nécessaires en 2018, il semble par contre qu’à l’occasion de l’élection présidentielle de 2025 les PV du PCRN l’étaient. Force est de reconnaitre qu’ils ont manqué à l’appel. Sauf erreur de ma part, il me revient qu’une controverse avait alimenté l’opinion publique qui réclamait les PV du PCRN pour au-delà, voir entendre si le candidat Cabral LIBII et le PCRN confirmaient eux aussi les chiffres invalidants les prétentions du régime et son candidat à la victoire en 2025.

Mais à la vérité Cabral, je ne suis pas dupe. Je vois bien que tu essaies de justifier un vrai manque de cohésion inter partisane à l’occasion du scrutin présidentiel de 2025. En gros tu inventes un faux débat sur un faux partage de PV en 2018, afin de tenter de couvrir et justifier un vrai débat sur le refus de rendre publics les tiens en 2025. Ce grand écart mal exécuté prouve à suffisance que tu es un mauvais contorsionniste. Cette inconstance au demeurant trahit une constante majeure chez toi : tu étais anti alliance de l’opposition en 2018, et tu l’es demeuré en 2025, point barre ! Fait marquant en 2018, Maurice KAMTO conduisait une coalition, et toi non ! En 2025 Issa TCHIROMA BAKARY conduisait une coalition, et toi non ! Ceci à au moins a le mérite de démontrer une bonne fois pour toute à l’opinion publique camerounaise qui est le vrai adversaire toutes catégories de la ‘’mutualisation des forces de l’opposition ‘’. Tes discours appellent à l’union de l’opposition, tandis que tes actes eux combattent sur le terrain cette ‘’union’’. Pour toi c’était facile d’expliquer tes incohérences par ton aversion de Maurice KAMTO vers qui tu orientais tes pulsions et mécanismes de diversion et de distraction. Mais voilà ton punching-ball n’était plus en lice en 2025 et s’est retiré désormais de la Présidence du MRC. Seulement tes éléments de langage ne changent pas pour autant puisque tu n’as pas encore procédé à la mise à jour de ton logiciel selon toute vraissemblance !

Or là réside précisément le moteur de cette fuite en avant que tu tentes d’orchestrer. Cabral tu veux fuir aussi un débat de fond qui s’articule autour de la question de savoir pourquoi sachant que tu ne pouvais remporter la présidentielle de 2025 (ton score officiel lilliputien en témoigne vu que tu ne l’as pas contesté) n’as-tu pas fait alliance avec un autre candidat de l’opposition, peu importe lequel ? Quelle rôle ta candidature devait elle jouer durant ce scrutin ? Qui t’avait une fois de plus, une fois de trop assigné ce rôle de dispersion de la masse des votes favorables à l’opposition camerounaise ? Il me semble que la réponse va de soi … Je sais mais je ne dis pas ! Par contre Ici, toi tu me diras avec raison, que tu n’es pas le seul dans l’opposition à avoir fait cavalier seul est que c’est biaisé de t’en faite le reproche singulièrement. Sauf que d’entre tous les candidats de l’opposition depuis 2018 tu es celui qui a érigé ‘’l’union des forces oppositionnelles’’ en mantra psalmodié à longueur de journée. Les autres candidats ne se sont pas livrés à une telle comédie. Toujours à parler d’union et dirigeant d’un parti dédié à la ‘’Réconciliation’’ mais qui jamais ne fait d’alliance avec personne et est toujours clivant avec les forces oppositionnelles !

Cabral plus vicieux durant cette sortie est ton attitude indigne de goujat, car par tes mensonges concernant les PV tu tentes subtilement de jeter l'anathème sur le communiqué publié antérieurement par mon épouse à ma demande. Il s’agissait d’un démenti ferme et une invite à ce que tu fasses cesser la diffusion de ces contrevérités déjà proférées sur la télévision STV par un vice-président du PCRN. Honte à toi frère ! Honte à toi mon ami !

Au long de mon incarcération, dont le cours se poursuit, j’ai dû contempler les abîmes ténébreux de plusieurs âmes de prétendus proches y compris les plus insoupçonnés et insoupçonnables, dont soit la trahison ou l’attitude déloyale et le délaissement m’ont estomaqué. Je ne me doutais pas encore que l’estocade viendrait de toi. Je suis certes touché et choqué par ta sortie ubuesque, mais à la réflexion pas étonné, car en réalité tu avais déjà annoncé la couleur bien plus tôt ; c’est juste moi qui me suis obstiné dans le déni des évidences qui gisaient pourtant par accumulation sous mon nez de myope niais. Je vais illustrer ce point de vue de suite.

Ma défunte mère qui t’aimait comme son propre fils, n’a pas eu la joie posthume de te compter parmi le près du millier de personnes venues prendre part à la célébration de ses obsèques. J’ai eu beau écarquiller mes yeux en te cherchant dans tous les coins, je dû me résoudre à l’évidence : comme d’autres, tu avais ignoré la sacralité de cet instant d’hommages en adieux et t’en étais par conséquent tenu éloigné toi aussi. Ton absence physique à toutes les étapes de ce deuil ne sera suppléée par aucun coup de fil ou message. J’en pris note sans plus !

Depuis mon incarcération arbitraire et injuste, ni toi ni Peguy n’avez trouvé le moyen d’aller assister ne serait-ce que moralement mon épouse bien-aimée et mes enfants adorés, tous éplorés par cet emprisonnement injuste et arbitraire. Je te sais gré d’avoir exigé ma libération en son temps, mais en toute franchise Cabral permets moi de te le dire comme je le pense : cela était trop insignifiant et tardif au vu de la nature de nos liens. Cette position de principe dérisoire fut assenée comme pour se donner bonne conscience, et s’inscrire dans une sorte de ‘’montring’’ et de ‘’prouving’’ de valeurs qu’en réalité tu feins. Oui Cabral c’était trop peu, trop tard ! Moi j’ai systématiquement rempli mon devoir sacré d’amitié et de fraternité lorsque l’occasion m’en fut donné, au nom de la même sacralité tu me dois à moi et mon épouse ; voire à notre progéniture, une entière et totale assistance au moins morale. Si tu ne le fais pas par convenance personnelle, sache que tu en as l’obligation morale absolue ! En l’exigeant je ne viens pas mendier une faveur ou un privilège, mais je viens plutôt querir un dû ! L’honneur et la noblesse Cabral te l’exigeaient hier, et continuent de te l’exiger aujourd’hui ! D’ailleurs je ne te cache pas qu’à l’encontre des autres membres de notre fratrie cités plus haut, je nourris aussi quelques griefs. Cependant le fait que ces derniers ne se croient pas obligés de me jeter en pâture à la vindicte publique à l’occasion, m’oblige à attendre pour laver ce linge sale, d’être en aparté.

Un autre fait gravissime vient de ce qu’une fois mon incarcération actée, des attaques au vitriol émanant de sympathisants ou de militants de ton parti (PCRN) ont aussitôt été déclenché contre mon épouse de façon étrangement coordonnée. Cela allait de personnes affirmant publiquement qu’elles allaient s’arranger à avoir des rapports sexuels avec ma femme du fait de son délaissement par moi (ces faits furent tous soigneusement documentés et archivés en leur temps), à celles qui se réjouissaient juste méchamment du sort qui était désormais le sien. Le summum fut atteint avec les outrances du mystérieux profil dénommé Blanche TCHEKEBARA dont la particularité du biotope était la galaxie cybernétique pro PCRN (sympathisants ou militants). De facto ceux qui partageaient et interagissaient avec ces publications étaient systématiquement affiliés au PCRN y compris à des postes de responsabilités officiels pour certains de ces militants. Les attaques que je subis ordinairement de cette espèce de ‘’fachosphère camerounaise’’ contre moi, émanant y compris de tes lieutenants encartés PCRN, me laissent généralement de marbre comme je te l’avais dit. Je considère que cela relève des aléas de la vie politique, car au fond être une personnalité publique ne vient pas sans une cohorte de désagréments aux rangs desquels la calomnie n’est pas des moindres. Nous faisons tous et continuerons sans doute, vu l’attentisme législatif et exécutif en matière de régulation dans ce pays, de faire l’objet des attaques de cette fachosphère bien camerounaise, notamment sur la toile. Chacun de nous à son lot en la matière et à vrai dire certains sont moins bien lotis que moi. Je ne m’en plains donc pas plus que ça.

Cependant Cabral, lorsque ces attaques visent mon épouse et donnent lieu à une plainte formelle qu’elle adresse aux instances compétentes du PCRN, alors là ça change tout ! Après tout Cabral, Jeanne mon épouse (et ta sœur du village pour parler trivialement) s’était donné la peine elle-même de se déplacer pour déposer entre tes mains sa plainte diligentée vers le Comité de Surveillance et d’Ethique du PCRN (Cf. communiqué de Mme BIBOU NISSACK via ‘’Free BIBOU NISSACK Movement’’ du lundi 03 octobre 2022). T’ayant absenté elle s’était résolue de guerre lasse à procéder au dépôt contre décharge de sa plainte au courrier. Même par simple courtoisie Cabral tu aurais pu lui passer ne serait-ce qu’un appel téléphonique lorsque tu as été informé de son passage. Tu ne le fis pas ! Faut-il que le concours entre l’ingratitude et le manque d’éducation embrument ton esprit à ce point ??!!! Si ton absence de bonnes manières t’a fait louper aussi lamentablement ce coche, au moins l’honneur te l’imposait de façon impérieuse. Ainsi donc tu apprends que mon épouse s’est retrouvée en ton absence dans les murs du siège du PCRN où elle souhaitait te rencontrer, et tu n’estimes pas nécessaires de te manifester ne serait-ce que pour accuser réception de la plainte et de la nouvelle de son passage ? C’est monstrueux ! Aucune enquête interne au PCRN ouverte, alors que la plainte était solidement et soigneusement documentée ! Aucun communiqué pour condamner, ni pour te solidariser de ce que mon épouse subissait. Cette attitude Cabral te rend coupable et trahit de la connivence de ta part. En clair par cette attitude, tu as pris le parti de laisser ainsi prospérer la cabale en apportant une caution explicite à ces dérives. Mons-trueux !

J’imagine que l’inverse s’était produit ! J’aurais accouru à l’annonce de la présence de Péguy au siège du MRC, et aurais mis tout en œuvre pour débusquer et sanctionner les auteurs d’une cabale visant madame LIBII LI NGUE NGUE, alors que celle-ci était venue se plaindre auprès de nos instances du MR. Cela aurait été d’autant plus impératif si tu faisais l’objet d’une incarcération arbitraire comme moi ! Le silence épouvantable dans lequel tu t’es muré et la distance que tu a tenu à marquer à l’encontre de Jeanne et des enfants sont une faute morale inexpiable ! Tu es moralement indéfendable ! J’espère que je pourrai te le pardonner un jour, en l’état actuel cela est au dessus de mes forces hélas !

Au fait si tu n’es pas l’ombre qui planait derrières ces attaques indignes contre mon épouse, et si tu étais contre, pourquoi les tiens et très proches se sentaient-ils si à l’aise de les mener ? Et si tu n’étais pas derrière ces attaques pourquoi ce silence suspect de ta part après les actions intentées en justice par mon épouse et aussi près le PCRN ? Pourquoi as-tu soigneusement pris soin de garder le silence face à une telle ignominie ?

Cabral ! Lorsqu’un individu, catastrophe nationale ambulante ayant montré le peu de considération qu’il accorde à la droiture et la justesse, a comploté contre mon union civile, où étais-tu ? Oui, lorsque monsieur ATANGA NJI le Minat, cet homme perfide à l’éthique de vautour nécrophile jamais en retard de coups et attaques sous la ceinture, a sans succès manœuvré pour l’interdiction de mon mariage civil, qu’as-tu fait ? Qu’as-tu dit ?

Quand nous avons réussi hardiment à surmonter les écueils dressés sur le chemin Jeanne et moi, et assurés avec brio la célébration de notre union civile, nous avez-vous adressé vos félicitations Péguy et toi, comme nous le fîmes jadis mon épouse et moi ? À toutes ces questions, la réponse est invariablement la même, tu ne fis et ne dis rien !

En dehors de toi qui ne m’a jamais visité ici à la Prison Centrale, tous ou presque sont venus. De la mama Alice KOM à Jean Calvin ABA’A OYONO en passant par l’honorable Jean Michel NINTCHEU. De cette importante délégation de la Direction de l’UPC-Manidem dite des fidèles à Jacques Bertrand MANG. De l’ancien lion indomptable A vainqueur de la CAN, au paysan anonyme venu de Batcham. De l’artiste à l’étudiant inconnu. De la sœur d’Akometam, de Douala au frère de Ndikinimeki, de Douala de Brazza et du monde entier ; des amis et des frères, ils et elles sont venus. Que les autres visiteurs, connus ou anonymes me pardonnent de ne pas pouvoir tous les citer ici car le format présent ne me permet pas de le faire. Cependant à toutes et tous je dis ici ma gratitude pour cette précieuse expression de solidarité et de soutien moral tant par les visites, que ceux ayant fait entendre leur voix en ma faveur et celle de mes compagnons de lutte ici arbitrairement embastillés avec moi. Tous ou presque sont accourus en ce lieu aux murs infâmes pour me marquer leur soutien moral. J’ai guetté ton arrivée en vain ainsi que celle de nombreux autres aussi... Mon frère mon ami ! Qu’es-tu devenu avec le temps ?

Or tu crois que j’ignore que tu as été ici à la Prison Centrale de Yaoundé en compagnie du député RDPC, Vincent de Paul EMAH ETOUNDI, dans le cadre de ce qui se qualifierait sans exagération de mission parlementaire ? Crois-tu que j’ignore que cette visite s’était soldée par un refus catégorique de ta part de répondre favorablement à l’invite des autorités carcérales de visiter au moins partiellement l’intérieur de la Prison afin que les budgets votés par les parlementaires à l’avenir puissent être plus réalistes et en adéquation avec les besoins immenses ? Je fus encore blessé profondément de savoir qu’une fois de plus tu avais choisi de m’ignorer et de te désintéressé de mon sort. Juste monstrueux !

Où est passé Cabral, le vrai ? Qui est cet imposteur dans ton corps ? Tout ceci aurait été acceptable. Des personnes anonymes, connues ou non auraient pu se contenter de telles déclarations oui, et d’ailleurs à toutes et à tous ceux-là je veux ici exprimer, sinon réitérer ma gratitude infinie pour cet humanisme exprimé courageusement sur la place publique face à un régime qui n’est jamais en retard s’un train quand il faut déployer ses tentacules répressives. Alors bien-sûr le cataclysme soulevé par la démission de la plus grande figure politique camerounaise contemporaine vous laisse, toi et d’autres, orphelins de souffre-douleur.

Maintenant je comprends donc définitivement que tous ces mensonges rependus à mon sujet, toutes ses attaques coordonnées venant soi de tes proches soit de membres de ton parti avaient belle et bien pour source unique ta personne. C’est honteux Cabral ! Juste honteux et abject. Mes tripes se révulsent et une envie de vomir me tenaille depuis que j'ai pris connaissance de tes propos scandaleusement mensongers Je vais le dire ici avec clarté, Maurice KAMTO est un homme et à ce titre il est perfectible. Il a ses innombrables qualités, et peut aussi accessoirement et dans des proportions négligeables avoir sa poignée de défauts. Des griefs à son encontre j’an ai souvent eu, et peut-être j’en aurai encore. D’ailleurs lorsque des divergences apparaissent j’ai toujours la franchise même de là où je me trouve, de lui en faire part sans filtre y compris par le truchement d’émissaires sûrs pouvant acheminer des messages confidentiels. (Embrayer avec détracteur)

Cabral en passant, comment expliques-tu tes déclarations sur le rôle déterminant que tes jerricans d’essence ont joué en faveur de la sauvegarde du vote en faveur du PCRN dans les circonscriptions électorales ‘’remportées’’ par ce Parti ? Comment expliques-tu le fait que tu aies publiquement revendiqué l’usage de la violence publique en menaçant de brûler vifs des magistrats et les bâtiments publics abritant leurs offices et pourtant malgré tout tu n’as jamais été inquiété ni par les forces de l’ordre, ni par la justice ? Comment expliques-tu que dans le même temps moi, le Professeur FOGUE, ZAMBOUÉ Pascal et nombre d’autres militants et sympathisants du MRC et de la Résistance Nationale Pacifique avons été arbitrairement arrêtés, jetés en prison et condamnés illégalement pour avoir articuler des mécanismes légaux et constitutionnels d’expression et de manifestation non violents ? Quelle est ta thèse sur le fait que la propagande animée par le régime oppressif de Yaoundé affublait notre démarche pacifique du vocable ‘’d’insurrection ‘’ tandis que tes outrances et provocations ne furent jamais judiciairement décriées par le même régime ? C’est quoi ton secret génial ? Au vu de ta conduite et tes déclarations publiques en ce temps-là, qui sont réellement les véritables insurgés de toi ou alors nous ? Cependant avoue qu'il y a quelque chose de cocasse. Moi je suis incarcéré pour avoir eu l’intention de prendre part à une manifestation pacifique, non violente, je me fais volontairement redondant, et toi pour avoir défendu les victoires électorales du PCRN par la menace du carburant et du feu, tu es un député de la nation. Cette image à elle seule résume assez bien ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui en termes de recul de la raison et du bon sens.

CABRAL Mes vieilles et fières accointances avec l’ADDEC ont-elles quelque chose à y voir avec ton attitude ? Mon refus poli et motivé de bonne foi de rejoindre onze million alors que tu m’y avais formellement convié au temps où tu en j’étais les prémices ? Le mystère demeure entier dans mon esprit…

Comment expliques-tu le fait que les conseillers PCRN ont tous quasiment voté à l’unanimité RDPC à l’occasion des dernières élections régionales ? Que faut-il en déduire ? Quid de ton silence face à cette anomalie qui en dit long sur les ‘’alliances nocturnes’’ PCRN-RDPC ? Est-ce que c’est ce qui explique les raisons pour lesquelles tu as pris récemment la défense farouche du Minsanté alors que celui-ci était fermement, et avec justesse me semble-t-il, critiqué sur l’état de nos formations sanitaires publiques par une sénatrice RDPC ? Cette dernière ayant eu recours à une hyperbole, tu en as fait tout un plat et volé à la rescousse du Ministre MANAOUDA avec un zèle suspect. Soudain tu as fait mine de ne pas comprendre la figure de style autour de laquelle s’articulait une plainte que nombre de camerounais jugeraient fondée si la question leur était posée. Peut-on parler à ton endroit sans risque d’outrage, ‘’d’occultisme politique’’ au sujet de ta conduite ? Qui crois-tu réellement induire en erreur par cette sorte de tromperie, ce véritable dol ?! Nous crois-tu, nous autres partisans acharnés de la défense du peuple camerounais opprimé, aussi dupes pour ne pas voir clair dans ton jeu cinématographique tout juste digne d’une série b ?

Vas-y Cab profites bien de cette République en t’en servant au lieu de la servir grand bien t’en fasse ! Viens toujours un moment où devant le tribunal de sa conscience et de l’Histoire arrive le moment de rendre des comptes. J'espère que tu auras le courage de t’assumer et d’assumer lorsque cette heure viendra. Me viennent à l’esprit les paroles de ce tube de bikutsi qui en son temps fut un énorme hit : ‘’l’homme ne fait pas l’homme, l’homme fait lui-même ! Mot a bô ki mot, mot a bô I mèn !’’

Au passage mon cher Cabral, ça devient lassant cette obsession psychotique chez toi envers Maurice KAMTO qui décidemment frise l’obsession psychotique. 2018 c’est très loin derrière nous. Tu es libre de tes détestations y compris à l’encontre de cette homme qui est une figure de proue mythique. Évidemment en tant qu'être humain il est perfectible certes, cependant recourir à la calomnie et la caricature pour le dépeindre est la preuve en soi que tu es à court d’arguments face à lui. Pourquoi toujours jouer les agents provocateurs chargés de troubler les rapports inter partisans ? Pourquoi toujours agir aussi grossièrement à vouloir tuer les synergies des forces de l’opposition et présenter pourtant faussement comme fautifs d’autres acteurs tels Maurice KAMTO à la vindicte populaire ? Sois un critique et non un détracteur ! Oui saches raison garder et faire la part des choses entre le fait de te montrer critique et celui d’être un détracteur. À ton sujet par contre, Maurice KAMTO s’est souvent montré critique (notamment sur l’arlésienne des primaires de l’opposition) certes, mais jamais au grand jamais il n’a été ton détracteur. Chez toi en comparaison, c’est l’exact contraire à son encontre que tu donnes à voir. Tu es probablement dans le landernau politique national le plus grand détracteur de l’homme cela montre assez à quel point ton jugement est obscurci à son sujet. Et d’ailleurs à la réflexion, comment pourrait-il en être autrement ? (Au sujet du fait d’être à court d’arguments face à MK).

Cabral, peux-tu explique au peuple camerounais les raisons de cette escapade ivoirienne au lendemain du scrutin de 2018 ? Croyais-tu réellement que l’opération initiale une fois bouclée serait restée secrète ? Tu aurais pourtant pu essayer

Quelle différence fais-tu entre les cas KONA et celui YEBGA durant le contentieux électoral ? Comment expliques-tu cette variabilité géométrique de la décision finale du Conseil en ta faveur ? S’agissait-il d’un retour d’ascenseur tiré de cet occultisme politique que je dénonce ici ? Si ce n’était pas la traduction d’un mysticisme politique nocturne, issu d’un pacte plus si ‘’secret’’, alors pourquoi dans la même affaire et les mêmes faits des décisions aussi d contradictoires ? Encore qu’il faut ici préciser que dans le cas du grand vainqueur, médaillé d’or du tournoi des jeux olympiques du bac à ordure de l’histoire politique Camerounaise, qu’est ce triste monsieur YEBGA Dieudonné, les faits étaient frauduleusement articulés autour de sa saisine illégale du Conseil Constitutionnel. On ne peut pas dire autant pour monsieur KONA dont le litige avec toi datait de belle lurette et alimentait plus que de le bottin. Il faut ici rappeler que lorsque le MINAT a voulu instrumentaliser le rôle et la place de monsieur KONA Robert dans les instances du PCRN, la condamnation de cette ingérence du MINAT par Maurice KAMTO a été immédiate ; cinglante et sans appel, via la publication d’un communiqué officiel. Quid de toi Cabral lorsque la candidature de ce dernier fut sauvagement et frauduleusement écartée du dernier scrutin présidentiel ? As-tu pipé mot Cabral ? Es-tu à l’aise toi le juriste brillant d’avoir gardé le mutisme à cette occasion ? Si en se fondant sur les témoignages oculaires et les articles de presse, on y rajoute l’expression surréaliste de joie manifeste de certains représentants du PCRN ce jour-là au Conseil Constitutionnel dès l’annonce de l’écartement de cette candidature, que faut-il en penser ?

Au demeurant je ne te cache pas ma surprise de constater que ton agenda te permette de disposer de fenêtres de kongossa, permet moi cette trivialité, malgré tes très importantes responsabilités Parlementaires. Il m’est en effet revenu en parcourant la presse qu’au-delà de tes nombreuses casquettes au sein des instances du palais de verres de Ngoa-Ekélé désormais tu as aussi reçu du nouveau Président de la chambre basse la lourde tâche de siéger dans une affaire dédiée au suivi du projet de construction d'une extension de l’hôtel des députés. Il est vrai que l’on pourrait se demander si c’est une urgence justifiée que ce marché pharaonique de construction, au vu de l’état des finances publiques camerounaises, et du contexte. Nos parlementaires ne sont-ils pas déjà suffisamment choyés par le contribuable ? Serait-il inconcevable qu'une partie de cet argent soit orienté vers le financement et l’activation d’un mécanisme/dispositif connexe ‘’d’alerte violence faite aux femmes’’ afin que des signalements puissent au moins être effectués par des voisins témoins de violences. À défaut de parvenir à concevoir une proposition législative audacieuse en cette matière, n’est-il pas au moins possible que notre Assemblée Nationale, celle dont tu disais "que c’est là où tout se passe", s’illustre par des actes au moins à forte valeur symbolique sinon pratique en ces temps où les fémininicides défrayent autant la chronique ? Est-il trop d’espérer d’un parlementaire de ta stature immense, de prendre l’initiative d’une proposition de loi ? La Loi Cabral Libii de lutte contre les féminicides et autres violences à l’encontre des femmes et des filles ? Ne t’es-tu jamais dit que l’idée de fédéralisme communautaire, si tant il est qu’elle est viable (ce dont je ne suis pas persuadé tu me pardonneras) aurait pu être incorporée dans une proposition de loi élaborée par tes soins ? Le juriste talentueux que tu es ne peut avoir pu laisser passer une telle opportunité en déployant ton génie dans la sécrétion d’une proposition de loi mettant en avant ton ingénierie dans la mise en forme d’une proposition de texte de loi qui par ailleurs n’aurait pas manqué de créer des remous.

Mais au final Cabral, si tu ne proposes pas de loi, et te refuse au contrôle de l’action gouvernementale dans le secteur de la santé par exemple alors dis-moi quel est le sens que tu donnes à ton rôle de député de la nation ?

Alors que l’aube de nos sorties commence à poindre à l’horizon (demain 22 septembre 2026 se commemore mon kidnaping de chez moi il y’a tout juste 6 ans), les mécanismes d’incarcération, conformément à la loi et aux règlements, commencent à desserrer leur étau autour du cou de tous les détenus Mrcistes ici à la Prison Centrale de Yaoundé. Cela s’est traduit dans la pratique par la prise de mesures préparatoires à la réinsertion. Pour avoir d’initiative pris sur lui de remplir les procédures et formalités administratives y relatives, je voudrais ici rendre hommage à Alain (Professeur FOGUE) et le remercier pour son engagement entier et exclusif à l'atteinte de cet objectif. Cela s’étend aussi aux mains patriotiques et républicaines qui dans la chaîne de décision ont agi à cette fin de droit. Raison pour laquelle je te prie à l’avenir de ne plus troubler ma retraite carcérale déjà passablement injuste et préoccupante. Si aujourd'hui une chose m’importe, c’est le travail de réinsertion sociale progressive du bagnard que je suis encore pour plus ou moins, une douzaine de mois encore.

Voilà j’ai dit ! Je te prie une fois de plus d’avoir été un peu long, car pour nous autres prisonniers politiques l’occasion de nous épancher et le fait que nous disposions de temps à profusion, tendent à nous rendre volubiles. Après tout il semble qu’en outre vu l’actualité qui te concerne et qui a motivé les présentes lignes, y a une évidence claire que tu te tournes les pouces et donc qu’un peu de lecture ne te fera pas de mal.

Je te prie de transmettre toute la considération distinguée que je continue de lui vouer à Péguy de ma part. Dis-lui aussi que je la prie de recevoir tous mes compliments pour la naissance qui a égayée votre foyer récemment. J’ai profondément honte de devoir procéder aussi cavalièrement. N’eut-été la situation qui est la mienne, je me serais acquitté de ce devoir dans les règles de l’art plutôt qu’avec la rudesse de hussard que j’excipe en ce moment. Dis-lui aussi toute ma douleur de savoir que d’épouse à épouse, de mère à mère, elle non plus n’a pas jugé utile d’apporter du réconfort moral à Jeanne mon épouse adorée sur les 6 années écoulées.

Rends moi je te prie un service Cabral. Durant ta prochaine conversation avec un de tes nouveaux vrais frères et amis, Émile Parfait NSIMB, demande lui de répondre aux convocations du procureur afin d’aller rembourser les 400 millions qu’il a escroqué à ma belle-sœur.

Maintenant moi le kamite, ô ironie du sort, je me permets de te rappeler les passages bibliques suivants :

• Proverbes 12:22 : "Les lèvres fausses sont en horreur à l'Éternel, mais ceux qui agissent avec vérité lui sont agréables."

• Colossiens 3:9 : "Ne mentez pas les uns aux autres".

• Jean 8:44 - Jésus dit que le mensonge vient du diable, "il est menteur et le père du mensonge."

• Apocalypse 21:8 - "Tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu".

• Proverbes 19:9 - "Le faux témoin ne restera pas impuni, et celui qui dit des mensonges périra.".

• Éphésiens 4:25 - "Renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain".

• Zacharie 8:16 - "Dites la vérité chacun à son prochain".

• Psaume 34:14 - "Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses"

Permet moi de sortir en formulant le vœu que tes prochains enseignements bibliques se forgent autour les extraits précédents tels que tirés de la Bible dont tu confesses adorer le Dieu.

Cabral, oui sauve nous … de toi !

Fraternellement.

BIBOU NISSACK, ton ami et frère.

Prisonnier politique et ‘’Ngataman Kamtozard’’ arbitrairement incarcéré à la Prison Centrale de Yaoundé Kondengui ; local 11, Quartier spécial 1.

Source: www.camerounweb.com