Le tribunal de première instance de Douala a déclaré Alice Nkom coupable de bris de scellés. La peine annoncée est d’un an d’emprisonnement assorti d’un sursis pendant cinq ans, avec une amende de 500 000 FCFA et 62 100 FCFA de frais.
L’avocate et Chantal Ngo Mbe ont en revanche été relaxées du chef de rébellion en coaction. Un délai de dix jours est annoncé pour faire appel. Tant que les voies de recours ne sont pas épuisées, la décision ne doit pas être présentée comme définitivement irrévocable.
Le litige remonte à la suspension administrative du REDHAC en décembre 2024 et à la pose de scellés sur ses locaux. L’affaire dépasse donc un geste matériel : elle interroge l’équilibre entre contrôle administratif, liberté d’association et respect des décisions de justice.
La prochaine séquence sera procédurale. Il faudra suivre un éventuel appel, le statut des locaux et les conditions dans lesquelles l’organisation peut poursuivre ses activités.