François Essomba, Igor Gwet Bibey, Solange Djuikam et Pierre Mouchili ont été interpellés le 16 septembre après un événement au Palais des congrès de Yaoundé. Ils disent avoir été soupçonnés du vol d’une paire de lunettes attribuée au ministre Alamine Ousmane Mey, avant leur libération le 21 septembre.
La cellule de communication du Minepat, citée par Canal 2, affirme que le ministre n’aurait déposé aucune plainte ni demandé leur arrestation. Le ministre a ensuite déclaré respecter les journalistes et refusé de réduire cette estime à la valeur d’une paire de lunettes.
Le SPIC dénonce les conditions de détention, réclame réparation et appelle les médias à boycotter les événements du ministre. Ce mot d’ordre déplace le dossier du commissariat vers les relations entre pouvoir public et presse.
L’enjeu immédiat est d’établir qui a ordonné l’interpellation, sur quelle base et avec quelles garanties. Les versions publiques restent incomplètes ; les conditions de garde à vue et les certificats médicaux doivent être examinés par les autorités compétentes.