Les employés d’une entreprise publique sans salaire depuis plus de 10 mois

Siege De La Sopecam Des arriérés de salaire

Thu, 24 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Il s’agit de la Société de presse et d’éditions du Cameroun (Sopecam), une entreprise publique à capitaux publics, spécialisée dans l’édition, la presse et l’impression industrielle. La colère monte au sein des correspondants régionaux de Camnews. 25 pigistes partagent l’information selon laquelle ils ne perçoivent plus leurs rémunérations depuis plus de dix mois, malgré les contrats qui les lient, à la direction générale de la Sopecam.

Répartis dans plusieurs régions du pays, comme l’avance Boris Bertolt, ces journalistes assurent la collecte et la transmission des informations locales destinées à alimenter les différentes plateformes du groupe. Des articles publiés récemment par Cameroon Tribune continuent d’ailleurs d’être signés « Camnews », preuve que ce réseau demeure un maillon important de la couverture de l’actualité régionale.

Point noir de l’affaire, derrière cette production régulière se « cacherait une situation sociale devenue difficilement supportable », insiste le lanceur d’alerte. Il dénonce, après avoir échangé avec les 25 correspondants, qu’ils travaillent depuis plus de dix mois sans recevoir les sommes prévues par leur contrat.

La situation fait que plusieurs d’entre ces pigistes sont contraints de financer eux-mêmes leurs déplacements, leurs communications et la transmission de leurs reportages, sans visibilité sur la date de règlement de leurs arriérés.

Faute de réponse satisfaisante, « certains menacent désormais de suspendre ou d’abandonner leur collaboration avec Cameroon Tribune. Une telle décision priverait le quotidien public d’une partie de son dispositif de proximité, notamment dans les localités où il ne dispose pas de journalistes permanents », sait Bertolt.

La même source ne manque pas d’ajouter que Camnews avait précisément été développée comme une agence disposant d’un réseau de correspondants chargés de renforcer la collecte de l’information au sein du groupe Sopecam. Ainsi, le non-paiement prolongé de ses collaborateurs pose donc une question de cohérence : comment exiger une information régulière et fiable sur l’ensemble du territoire sans garantir la rémunération de ceux qui la produisent ? Pour l’instant, le montant global de ces arriérés reste à établir.

Source: www.camerounweb.com