Affaire de lunettes volées : ce que le ministre propose pour dédommager les 4 journalistes accusés

Le Ministre Mey Alamine Ousmane Affaire des lunettes volées

Thu, 24 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Des journalistes auraient volé les lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey. L’affaire défraie actuellement la chronique, avec un nouvel épisode raconté ici par le lanceur d’alerte Boris Bertolt. À votre lecture !

Libérés le 21 septembre après plusieurs jours de détention, les quatre journalistes mis en cause dans l’affaire des lunettes d’Alamine Ousmane Mey ont été reçus mercredi par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi. François Essomba, Igor Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djuikam étaient accompagnés d’une délégation du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic).

Les journalistes avaient été interpellés alors qu’ils couvraient, au Palais des congrès de Yaoundé, les activités de la Banque islamique de développement. Soupçonnés dans la disparition des lunettes du ministre de l’Économie, ils avaient été conduits au commissariat central numéro un.

Les trois hommes y ont passé cinq jours et leur consœur huit jours. Les lunettes avaient été retrouvées dans le véhicule d’Alamine Ousmane Mey le jour même de leur disparition. L’audience a donné la parole aux intéressés.

François Essomba a décrit ses conditions de détention et évoqué un suivi médical engagé depuis sa libération. Au nom du Spic, Valgadine Tonga a demandé des excuses publiques aux quatre journalistes et à la profession, une réparation du préjudice subi ainsi que la fin de la procédure.

Le syndicat maintient son appel au boycott des activités du ministère de l’Économie et se réserve la possibilité d’agir en justice. René Emmanuel Sadi a exprimé ses regrets et assuré vouloir poursuivre ses démarches auprès de son collègue Alamine Ousmane Mey. Le secrétaire général du ministère de la Communication, Félix Zogo, a soulevé un point encore décisif : malgré leur libération, les journalistes pourraient, selon lui, être de nouveau convoqués si le dossier n’est pas clos.

La rencontre marque une prise en charge politique de l’affaire. Pour les quatre journalistes et leur syndicat, la réponse attendue reste concrète : connaître leur situation dans la procédure et obtenir réparation.

Selon les investigations de CamerounWeb, le bureau d’Alamine Ousmane Mey proposerait une forte somme d’argent aux hommes de média qu’il a fait arrêter afin que cette affaire n’aille pas trop loin, si elle n’est pas déjà allée très loin. Le ministre est conscient de son erreur et de son mépris vis-à-vis des professionnels de l’information venus faire leur travail.

Source: www.camerounweb.com