Dans la rédaction, la communication passe par les gestes, WhatsApp et les mots écrits
À l’occasion de la Journée internationale des langues des signes du 23 septembre, Cameroon Tribune a raconté le travail d’Elsa Kane Njiale, journaliste presque sourde, en poste au quotidien Le Jour depuis 2017.
Ses collègues décrivent un apprentissage mutuel : gestes plus lents, messages écrits, patience et adaptation des échanges. Le récit inverse une idée fréquente selon laquelle la personne handicapée devrait seule s’ajuster à l’environnement professionnel.
Cette expérience ne doit pas être réduite à une histoire inspirante. Elle pose des questions de recrutement, d’accessibilité des réunions, de formation à la langue des signes et de disponibilité d’interprètes dans les services publics et les médias audiovisuels.
Le Cameroun gagnerait à documenter le nombre de professionnels formés et les aménagements existants. L’inclusion devient structurelle lorsque les outils ne dépendent plus seulement de la bonne volonté d’un collègue.