Dans une déclaration publique d'une rare violence, le Dr Olive Ngobo Elok, experte en relations internationales, réplique au vice-amiral Joseph Fouda qui affirme ne pas la connaître et lui reproche de ternir son nom sur les réseaux sociaux. Elle dénonce une cabale, affirme avoir perdu une grossesse à cause de cette affaire, et réitère sa plainte déposée le 31 août 2026 devant le Tribunal militaire. Selon elle, « il n'existe aucun groupe mafieux qui usurpe l'identité du vice-amiral Joseph Fouda ».
C'est une réponse cinglante à une sortie qui l'a profondément irritée. Ce jeudi 24 septembre 2026, le Dr Olive Ngobo Elok, présidente de LIVIA Foundation, a publié une déclaration pour répondre au vice-amiral Joseph Fouda, conseiller spécial du président Paul Biya. Ce dernier aurait affirmé ne pas la connaître et lui reprocherait de ternir son nom sur les réseaux sociaux.
« C'est exact : je ne vous ai jamais rencontré »
Le Dr Ngobo commence par concéder un point à son adversaire : « Parmi tous les généraux de l'armée camerounaise que je côtoie, je ne vous ai jamais rencontré en personne, ni même serré la main. » Mais elle retourne immédiatement l'argument : « Pourtant, vous avez financé une campagne médiatique déshonorante contre ma personne ! »
Elle interroge : « Comment se fait-il donc que vous ayez accepté que l'on traîne mon nom, mon honneur, mon image et ma dignité dans la boue pour tenter de laver la vôtre ? »
Le Dr Ngobo revient sur les conséquences personnelles de cette affaire. « Dans cette cabale orchestrée par votre réseau qui m'a injustement imputé une prétendue usurpation de votre identité et une complicité avec des inconnus, j'ai perdu une grossesse », affirme-t-elle.
Elle raconte avoir été incarcérée pendant 49 jours, et affirme que sa famille a contacté le vice-amiral Fouda pour lui demander d'intervenir. « Vous les avez faussement rassurés sur mon intégrité de collaboratrice à la Présidence de la République, affirmant être surpris de me voir mêlée à cela, jurant n'avoir jamais porté plainte contre moi et promettant d'intervenir pour ma libération. Pure comédie ! »
Le cœur de la déclaration du Dr Ngobo porte sur la thèse officielle du « faux contre-amiral ». Elle affirme : « Il n'existe aucun groupe mafieux au Cameroun qui usurpe votre identité ! Il n'existe aucun "faux contre-amiral" qui usurpe l'identité du vice-amiral que vous êtes ! »
Selon les éléments qu'elle affirme détenir et entendre soumettre à la justice, le vice-amiral Joseph Fouda serait lui-même « au cœur d'un mécanisme dans lequel [son] propre nom, [son] grade et [son] identité sont utilisés pour des activités que je dénonce comme frauduleuses et criminelles ».
Le Dr Ngobo rappelle avoir saisi le Tribunal militaire contre le vice-amiral Fouda le 31 août 2026. Elle l'accuse notamment d'escroquerie aggravée, de corruption, de complicité d'enlèvement et de torture, et réclame une réparation intégrale de 6,5 milliards de FCFA.
Elle conclut par un avertissement : « Vous n'êtes intouchable que dans votre esprit. Vous descendrez de votre piédestal. Devant la gravité des actes et activités criminelles mis au jour, c'est la justice qui tranchera, et je ne relâcherai ma vigilance sous aucun prétexte. »