'Séparez-vous monsieur le président' : comment l'aide de camp a sauvé Biya lors du coup d'État de 84

Premier Aide De Camp De Paul Biya Une décision salvatrice

Sun, 27 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Sa bravoure pendant le pusch manqué de 1984 est soulignée. Roger Motaze, le frère de l'actuel ministre des Finances Louis-Paul Motaze, était de ceux-là qui étaient vraiment fidèles à leur patron, en l'occurrence le président Paul Biya. L'épisode du 6 avril 1984 en dit long.

Selon le lanceur d'alerte Zang, cette haute confiance qu'on lui accordait au palais présidentiel va davantage se renforcer le 6 avril 1984 où au péril de sa vie, le capitaine Roger Motaze va courageusement protéger le président au point de se faire blesser dans les échauffourées avec les officiers du Mouvement J'ose défini comme Jeunes officiers pour la survie de l'État, qui voulaient déposer Paul Biya via une offensive coordonnée.

En effet, les officiers de ce Mouvement étaient sociologiquement proches de l'ancien président Ahidjo. Ils s'étaient déjà emparés de l'aéroport de Yaoundé et de la Maison de la radio et venaient d'encercler le palais de l'unité avec pour seul objectif d'en finir avec Paul Biya une fois pour toute. Roger Motaze, qui était une véritable "machine à penser", a eu alors la brillante idée de séparer les Biya afin de ne pas tous les perdre en cas de victoire du Mouvement J'ose.

Alors, à la tête d'une fraction des loyalistes sous la direction du Général Semengue, il s'est d'abord arrangé à mettre sa tante feue Jeanne-Irène Biya et Franck Emmanuel Biya en lieu très sûr hors de la portée du Mouvement avant de conduire le président Biya dans le bunker du palais. Et pendant que Paul Biya, vu la violence des combats dans les rues de Yaoundé envisageait sérieusement un moment de laisser le pouvoir de peur de voir beaucoup de Camerounais mourir, le capitaine Roger Motaze avec le Général Semengue seront les deux personnalités qui diront non à cette éventualité impensable à leurs yeux car pour eux, un président ne se laisse intimider par rien et agit plutôt avec froideur.

Dès lors, une résistance sera organisée à grande échelle depuis le bunker du palais qui se soldera après trois jours de combats à l'arme lourde dans les rues de Yaoundé et autour du palais de l'unité par la victoire des fractions loyalistes des forces armées conduites par le Général Semengue malgré plus de 100 morts (civils et hommes en tenue).

Le capitaine Roger Motaze qui sort donc blessé de ces combats voit donc son influence se renforcer davantage au sein du palais et Paul Biya lui voue davantage une reconnaissance éternelle.

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