Derrière la marchandisation de l'information, c'est une bataille de pouvoir que décrit Jeune Afrique : celle des clans qui entourent Paul Biya, pour lesquels le contrôle de la DGRE est devenu, selon le titre même de l'analyse du magazine, « un enjeu crucial ».
Une institution déjà théâtre de rivalités politiques
Jeune Afrique rappelle que le service de renseignements camerounais est, depuis plusieurs années, le théâtre de rivalités opposant des clans ennemis autour du chef de l'État. Ces machinations, précise le magazine, se trament sur fond de guerre de succession, l'enjeu central étant le poste de vice-président, appelé à devenir le successeur du chef de l'État en cas de vacance.
Deux protagonistes principaux
Selon Jeune Afrique, ces manœuvres opposent notamment deux personnalités : la première dame Chantal Biya, d'une part, et le fils aîné du président, Franck Biya, d'autre part. Ce dernier est présenté par le magazine comme appuyé par Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil de la présidence.
Une arme informationnelle dans une bataille sans arbitre
Ce que met en lumière l'analyse de Jeune Afrique, c'est le lien direct entre l'effondrement de la DGRE comme institution et l'intensification de cette guerre : dans un service vidé de ses moyens, où l'information s'achète, chaque camp peut espérer se procurer des éléments contre ses adversaires. Le contrôle de cet outil — ou, à défaut, l'accès à ses secrets — devient ainsi un avantage stratégique dans une succession dont le calendrier reste incertain.