Trafic d'or: Ngoh Ngoh, Ministre des Mines, Sonamines, BIR, les enfants de Biya... les noms qui reviennent, selon jeune afrique

FRANCK BIYA FERDINAND NGOH NGOH CHANTAL BIYA Image illustrative

Mon, 28 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

L'enquête sur le présumé trafic d'or camerounais, qui aurait privé l'État de près de 2 000 milliards de francs CFA (environ 3,05 milliards d'euros) entre 2021 et 2025 selon l'estimation du dossier, se rapproche du palais. Dans une enquête publiée par Jeune Afrique, plusieurs noms de très haut niveau apparaissent, à des degrés et pour des raisons très différents. Précision essentielle : ces éléments reposent, selon Jeune Afrique, sur des sources proches de l'enquête ou sur des informations non confirmées publiquement. Aucune décision de justice ni inculpation de ces personnalités n'est mentionnée, et toutes bénéficient de la présomption d'innocence.

Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général dont le nom « s'impose »

Selon Jeune Afrique, à mesure que les recherches progressent, le nom du secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, s'impose dans le dossier du Tribunal criminel spécial. Le magazine précise que la procédure est par ailleurs suivie par ce même secrétaire général, et que de possibles complicités constituent de nouvelles pistes pour les enquêteurs. Jeune Afrique rapporte que celui-ci a aussi ordonné l'envoi d'agents de la DGRE à Dubaï sur des circuits présumés liés à l'entourage d'Oswald Baboké, ce qui illustre la position à la fois centrale et contestée qu'il occupe dans cette affaire.

Le ministre des Mines et le directeur général de la Sonamines

Jeune Afrique évoque, parmi ces pistes, de possibles complicités entre le secrétaire général, le ministre des Mines, Fuh Calistus Gentry, présenté comme son protégé, et le directeur général de la Société nationale des mines (Sonamines), Serge Hervé Boyogueno. Le magazine rappelle que ce dernier a été entendu par la commission mixte conjointement dirigée par Galax Yves Landry Etoga, secrétaire d'État à la Défense, et Annie Noëlle Bahounoui Batende, présidente du TCS. Il précise en revanche que le ministre des Mines et le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, interrogés sur l'absence de données ougandaises sur les exportations d'or, n'avaient pas, à ce jour, été officiellement convoqués.

Le haut commandement du BIR, cité pour la protection des cargaisons

Selon Jeune Afrique, de hauts responsables de l'armée constituent également une piste : le haut commandement du Bataillon d'intervention rapide est notamment cité pour un rôle présumé dans la protection des cargaisons, en particulier au niveau des aéroports. Le magazine ne nomme pas de responsable précis à ce sujet.

Bonivan Mvondo Assam et les proches du chef de l'État : une audition qui se serait heurtée à un veto

Jeune Afrique rapporte les propos d'une source proche de l'enquête évoquant des blocages au niveau de la présidence. Cette source cite Bonivan Mvondo Assam, neveu de Paul Biya, ainsi que plusieurs proches du chef de l'État qui seraient détenteurs de plusieurs licences d'exploitation. Leur audition aurait été envisagée avant de se heurter à un veto de la présidence. À ce sujet, il convient de rappeler que détenir des licences d'exploitation n'est pas, en soi, une infraction : c'est le veto présumé sur des auditions, et non la détention des titres, que rapporte Jeune Afrique.

Franck Hertz et Franck Biya, cités par d'autres sources

Le magazine indique que d'autres sources citent également Franck Hertz, fils de Chantal Biya, et Franck Biya, fils de Paul Biya, auxquels elles attribuent aussi plusieurs licences d'exploitation. Jeune Afrique ne rapporte aucun élément établissant une infraction de leur part, et ces attributions n'ont pas été confirmées publiquement.

Ce que l'on sait, et ce que l'on ne sait pas

Jeune Afrique décrit une enquête qui, malgré son élargissement (Dubaï, Ouganda, entreprises chinoises), avance peu à ce jour, et reste suspendue à l'arbitrage du chef de l'État dans un contexte de rivalité entre Ferdinand Ngoh Ngoh et Oswald Baboké. Aucune conclusion officielle n'a été rendue publique.

Source: www.camerounweb.com