Le mot « résilience » est devenu incontournable
Une délégation de l’Agence française de développement conduite par Nina Hadji Marie-Sainte a rencontré le secrétaire général du ministère de l’Habitat et du Développement urbain, Mathurin Nna, le 24 septembre à Yaoundé.
La mission, menée du 21 au 25 septembre, devait superviser le portefeuille « Développement urbain » et « Sport & Développement », notamment les différentes phases de Capitales régionales et le programme SPORCAP. Elle visait aussi à identifier de nouvelles opérations de résilience urbaine.
Au Cameroun, la résilience renvoie à des menaces très concrètes : inondations, érosion, chaleur, drainage insuffisant, habitat précaire et croissance rapide des périphéries. Un projet crédible doit préciser le risque traité, le quartier ciblé et l’indicateur de résultat.
La coopération ne part pas de zéro. Les programmes antérieurs ont produit des voiries et des équipements, mais leur durabilité dépend de l’entretien municipal, du foncier et de la coordination avec l’assainissement et les déchets.
La prochaine étape devrait rendre publics les diagnostics, budgets et calendriers. Sans cela, la résilience restera un vocabulaire de réunion plutôt qu’une amélioration mesurable de la vie urbaine.