L’intégralité de la mise au point des conseils du vice-Amiral Joseph Fouda relativement à la publication de la correspondance du Col Metogo Atangana

Joseph Fouda   Conseiller Special Biya Ils affirment notamment que les deux hommes n’auraient plus eu de contact personnel depuis 2015

Wed, 30 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans une mise au point datée du 30 septembre 2026, les conseils du vice-amiral Joseph Fouda contestent plusieurs affirmations du colonel retraité Metogo Atangana Gabriel concernant leurs prétendus échanges et l’implication de Fouda dans une procédure judiciaire en cours. Ils affirment notamment que les deux hommes n’auraient plus eu de contact personnel depuis 2015, que Fouda n’aurait jamais utilisé le numéro de téléphone qui lui est attribué dans les déclarations de Metogo et qu’il ne lui aurait jamais demandé d’obtenir des excuses ou une rétractation de Mbapou Hervé.

« Nous avons pris connaissance de la mise au point du Colonel Retraité METOGO ATANGANA Gabriel diffusée sur les réseaux sociaux, intitulée : « Mise au point du Colonel retraité METOGO ATANGANA Gabriel à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’un nouvel avis de recherche et d’un mandat d’arrêt international à mon encontre ».

En notre qualité de conseils du Vice-Amiral Joseph FOUDA, nous avons estimé nécessaire d’adresser à ladite correspondance une mise au point, non seulement afin de rétablir certains faits, mais également de permettre à l’opinion nationale et internationale de disposer d’éléments contradictoires, dans le respect des principes du contradictoire et de la présomption d’innocence.

Notre démarche n’est nullement destinée à nous substituer aux juridictions saisies, encore moins à commenter le fond d’une information judiciaire en cours. Elle vise simplement à rectifier certaines affirmations qui, telles qu’elles sont présentées dans la mise au point du Colonel retraité METOGO ATANGANA Gabriel, ne correspondent pas aux éléments dont nous disposons.

I. SUR LES PRETENDUS ECHANGES ENTRE LE VICE-AMIRAL JOSEPH FOUDA ET LE COLONEL RETRAITE METOGO ATANGANA GABRIEL

Le Colonel retraité METOGO ATANGANA Gabriel affirme avoir été mis en relation avec Monsieur GAKAM Jean le 04 mars 2024, présenté comme un homme d’affaires camerounais et un banquier de renom, par l’intermédiaire du Lieutenant-Colonel ATANGANA AVOM.

Il laisse ensuite entendre que, relativement à cette mise en relation, il aurait sollicité le Vice-Amiral Joseph FOUDA et que celui-ci lui aurait répondu par message. Cette affirmation appelle une rectification catégorique : LE VICE-AMIRAL JOSEPH FOUDA N’A ENTRETENU AUCUN ECHANGE AVEC LE COLONEL RETRAITE METOGO ATANGANA GABRIEL DEPUIS PLUSIEURS ANNEES.

Le dernier contact personnel entre les deux hommes remonte à une circonstance particulièrement douloureuse : le décès du fils du Vice-Amiral Joseph FOUDA en avril 2015.

À cette occasion, le Colonel retraité METOGO ATANGANA Gabriel, à l’instar de plusieurs personnalités et officiers supérieurs de l’armée camerounaise, s’était rendu auprès du Vice-Amiral pour lui présenter ses condoléances.

Depuis cet événement, le Vice-Amiral Joseph FOUDA indique n’avoir eu avec Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel ni rencontre physique, ni conversation téléphonique, ni échange personnel.

Il appartient donc à Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel, s’il maintient ses affirmations, d’en produire les éléments objectifs permettant d’établir l’existence d’échanges postérieurs à cette période.

Par ailleurs, Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel poursuite dans sa mise au point en déclarant que le Vice-Amiral Joseph FOUDA lui aurait demandé de faciliter « un échange de coordonnées téléphoniques » afin qu’il puisse communiquer avec Monsieur GAKAM Jean ; UNE AUTRE ALLEGATION ABSURDE CAR LE VICE-AMIRAL JOSEPH FOUDA N’A JAMAIS RENCONTRE CETTE PERSONNALITE OU ENCORE MOINS ECHANGE AVEC ELLE AU TELEPHONE.

II. SUR LE PRETENDU NUMERO DE TELEPHONE ET LES ECHANGES ALLEGUES DU 24 JUIN 2024

Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel affirme également avoir échangé avec le Vice-Amiral Joseph FOUDA à travers le numéro 695 790 141, et soutient notamment que, le 24 juin 2024, le Vice-Amiral l’aurait contacté relativement à l’affaire concernant Monsieur MBAPOU Hervé.

Selon sa version, le Vice-Amiral l’aurait invité à intervenir auprès de ce dernier afin de l’amener à enregistrer un message audio présentant des excuses, dans le but d’obtenir un désistement.

Cette présentation des faits est formellement contestée car le Vice-Amiral Joseph FOUDA qui n’a jamais utilisé le fameux numéro de téléphone 695 790 141 que Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel lui attribue.

 

Par ailleurs le Vice-Amiral Joseph FOUDA n’a jamais mandaté Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel, ni aucune autre personne, pour obtenir de Monsieur MBAPOU Hervé un quelconque enregistrement d’excuses.

Il n’a davantage mandaté personne pour exercer une pression quelconque sur Monsieur MBAPOU Hervé ou pour obtenir de lui, de quelque manière que ce soit, des aveux ou une rétractation.

Il convient donc de distinguer clairement ce qui relève des déclarations personnelles de Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel de ce qui pourrait être objectivement imputé au Vice-Amiral Joseph FOUDA.

III. SUR LA QUESTION DES 100 MILLIONS DE FCFA ET DES ELEMENTS ISSUS DE L’ENQUETE

Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel s’interroge également, dans sa mise au point, sur certains éléments relatifs à une somme de 100 millions de FCFA, ainsi que sur des messages vocaux qu’il affirme avoir reçus ou transférés, notamment en provenance du Colonel retraité ATANGANA AVOM et concernant Monsieur MBAPOU Hervé.

Sans entrer dans les secrets de l’information judiciaire, il convient de rappeler un élément essentiel, les différents éléments de cette affaire ont fait l’objet d’investigations et de déclarations recueillies dans le cadre de la procédure, tant au stade de l’enquête préliminaire qu’au stade de l’information judiciaire au Tribunal Militaire.

Certains de ces éléments ont été portés à la connaissance du Juge d’Instruction et il n’appartient donc pas aux parties dans cette procédure de reconstituer sur les réseaux sociaux l’intégralité d’une procédure judiciaire actuellement pendante devant les juridictions compétentes.

IV. SUR UNE PRECISION FONDAMENTALE : LE VICE-AMIRAL JOSEPH FOUDA N’A JAMAIS PORTE PLAINTE CONTRE MONSIEUR METOGO ATANGANA GABRIEL

Il est particulièrement important de le rappeler afin d’éviter toute confusion, le Vice-Amiral Joseph FOUDA n’a jamais personnellement déposé plainte contre le Colonel retraité METOGO ATANGANA Gabriel.

La plainte initialement introduite par le Vice-Amiral Joseph FOUDA concernait notamment Monsieur GAKAM Jean, Monsieur Martin SAVOM et Monsieur MBAPOU Hervé. 

Rendu à ce jour, le Vice-Amiral Joseph FOUDA n’a jamais déposé de lettre de désistement nulle part au profit de qui que ce soit et il n’est d’ailleurs pas prêt à le faire sous quelque prétexte que ce soit.

C’est dans le cadre des investigations ultérieurement conduites, à travers les déclarations et éléments recueillis auprès des différentes personnes entendues, que le nom de Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel est apparu dans la procédure.

Cette distinction est essentielle et elle permet de comprendre que la présence du nom d’une personne dans une procédure judiciaire ne signifie pas nécessairement que cette personne ait été directement visée par la plainte initiale.

Les investigations appartiennent aux enquêteurs et, désormais, au Juge d’Instruction au Tribunal Militaire de Yaoundé.

V. SUR LA PRETENDUE VOLONTE DE « CONFONDRE » OU DE MANIPULER LA PROCEDURE

Nous ne souhaitons pas entrer dans une polémique sur les réseaux sociaux car une procédure judiciaire obéit à des règles précises. Elle ne se conduit ni sur Facebook, ni sur YouTube, ni par communiqués interposés.

Les réseaux sociaux ne constituent pas une juridiction et ne sauraient se substituer au Tribunal militaire de Yaoundé. Si le Colonel Retraité METOGO ATANGANA Gabriel estime ne rien avoir à se reprocher dans cette affaire, il ne lui a pas échappé que conformément aux dispositions du Code de Procédure Pénale il dispose de la possibilité de faire valoir ses moyens de défense devant les juridictions compétentes et, notamment, devant le tribunal militaire de Yaoundé, dans le respect des règles de procédure applicables.

C’est devant cette juridiction, et non sur les réseaux sociaux, que devront être examinés les éléments à charge comme les éléments à décharge.

VI. SUR LA CHRONOLOGIE DES FAITS ET LES MANDATS EMIS PAR LE JUGE D’INSTRUCTION

Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel pose, dans sa correspondance, de nombreuses questions relatives à la chronologie des événements ayant conduit à l’apparition de son nom dans cette procédure.

Sur ce point également, nous pensons qu’il convient de laisser le Magistrat Militaire, Juge d’Instruction d’accomplir sereinement sa mission.

Nous attendons donc avec sérénité l’ordonnance qui sera rendue par le Juge d’Instruction Militaire, laquelle permettra de mettre fin à certaines spéculations actuellement entretenues sur les réseaux sociaux et de replacer chacun devant les éléments objectifs de la procédure.

Il serait en effet regrettable que des commentaires publics, nécessairement fragmentaires, viennent dénaturer une procédure judiciaire dont tous les éléments ne peuvent, par nature, être exposés publiquement.

VII. SUR L’EXPERTISE DU TIMBRE VOCAL DU VICE-AMIRAL JOSEPH FOUDA

Nous pouvons toutefois confirmer un élément précis, sans porter atteinte au secret de l’information judiciaire ce, conformément aux dispositions de l’article 154 du Code de Procédure Pénale.

Il y a quelques jours, le Vice-Amiral Joseph FOUDA a été soumis au prélèvement de cinq échantillons de son timbre vocal, aux fins de comparaison avec un enregistrement audio qui a été largement diffusé sur les réseaux sociaux et qui lui attribue une conversation avec Monsieur MBAPOU Hervé.

Cette expertise a été ordonnée dans le cadre de l’information judiciaire par Madame le Juge d’Instruction au Tribunal Militaire de Yaoundé.

Nous n’entendons évidemment pas préjuger des conclusions de l’Expert et nous attendons donc, avec sérénité, le rapport d’expertise définitif qui permettra de disposer d’un élément technique objectif sur cette question.

VIII. SUR LA DIGNITE, L’HONNEUR ET LA VERITE

Nous partageons, sur un point essentiel, le souhait exprimé par le Colonel retraité METOGO ATANGANA Gabriel : la vérité doit être établie et l’honneur de chacun doit être préservé.

Mais précisément, cette vérité ne saurait être déterminée par la succession de publications sur les réseaux sociaux. Elle doit résulter des investigations, des expertises, des pièces versées au dossier, des auditions des différentes personnes concernées et, en définitive, des décisions rendues par les juridictions compétentes. 

Le Vice-Amiral Joseph FOUDA n’a donc aucun intérêt à empêcher Monsieur METOGO ATANGANA Gabriel de faire valoir ses droits. Au contraire, il l’invite implicitement à utiliser les voies de droit qui lui sont ouvertes afin que chacun puisse être confronté aux éléments de la procédure et que la vérité judiciaire puisse être établie.

IX. UNE DERNIERE PRECISION A L’ATTENTION DE L’OPINION

Nous appelons enfin à la prudence dans la diffusion et le commentaire de documents relatifs à une procédure judiciaire en cours. La liberté d’expression et la liberté de la presse constituent des valeurs essentielles de démocratie auxquelles le Vice-Amiral Joseph FOUDA est attaché, mais elles s’accompagnent également d’une exigence de rigueur, particulièrement lorsqu’il s’agit de faits susceptibles d’affecter l’honneur, la réputation et la considération d’une personne.

En conséquence, chaque fois que des affirmations mettant en cause le Vice-Amiral Joseph FOUDA seront diffusées et qu’elles seront objectivement inexactes, ses conseils se réservent le droit d’y apporter les rectifications nécessaires et, le cas échéant, d’utiliser toutes les voies de droit appropriées.

Notre démarche n’est donc pas une volonté de polémique, elle procède simplement d’un impératif de clarification autour d’une procédure judiciaire encore pendante devant les institutions judiciaires.

Nous invitons par conséquent l’opinion nationale et internationale, ainsi que l’ensemble de ceux qui suivent cette affaire, à attendre les conclusions des autorités judiciaires.

Yaoundé, le 30 septembre 2026

Maître Thierry ATANGANA

Juriste-Conseil

Expert Criminel Assermenté

Membre du collectif des Conseils du Vice-Amiral Joseph FOUDA,

Conseiller Spécial du Président de la République du Cameroun»

Source: www.camerounweb.com