Dans la nuit du 27 septembre, les douaniers ont effectué deux contrôles dans la région de l’Ouest.
À Babadjou, la fouille d’un bus venant de Bamenda et se dirigeant vers Yaoundé a permis de découvrir des médicaments injectables déclarés hors d’usage. À Bandjoun, 56 boîtes de compléments alimentaires ont été saisies, selon la Douane.
Certaines reprises médiatiques évoquent un total de 536 boîtes. Le communiqué officiel accessible détaille clairement 56 boîtes pour l’un des contrôles, mais la ventilation complète doit être vérifiée avant de retenir ce total dans un titre.
Un médicament périmé peut être inefficace ou présenter un risque, surtout lorsqu’il est injectable et transporté sans chaîne de conservation vérifiable. Le danger ne concerne pas seulement la date : origine, stockage, autorisation et destination comptent aussi.
Les transporteurs ne peuvent pas toujours identifier le contenu de chaque colis. La prévention exige cependant un registre des expéditeurs, des destinataires et des bagages, ainsi qu’une coopération entre Douane, Santé, police et agences de voyage.
La destruction sécurisée des produits et l’enquête sur les points de vente sont aussi importantes que la saisie. Retirer un carton de la route protège peu si le même fournisseur approvisionne plusieurs boutiques.