L’épargne de la diaspora intéresse tout le monde
Des acteurs bancaires réclament la création d’un pôle unique alors que plusieurs institutions publiques développent leurs propres offres destinées aux Camerounais établis à l’étranger.
La Caisse des dépôts et consignations travaille sur un Diaspora Bond destiné à canaliser l’épargne vers des projets, tandis que la Société immobilière du Cameroun prépare des produits liés au logement. Les banques souhaitent également proposer comptes, crédit et accompagnement.
Cette diversité peut répondre à plusieurs besoins. Elle peut aussi créer une compétition administrative, des démarches répétitives et des messages contradictoires. Un guichet unique ne devrait pas imposer un produit unique, mais donner accès à une information comparable et vérifiée.
La confiance demeure le principal actif. Les souscripteurs veulent connaître l’usage des fonds, le rendement, la garantie, la fiscalité, les délais de livraison et les voies de recours. Les expériences de terrain rendent la diaspora particulièrement attentive aux titres fonciers et à l’exécution des projets.
Un Diaspora Bond doit également éviter le patriotisme comme substitut à l’analyse financière. Le prospectus, le risque de change, la liquidité et le mécanisme de remboursement doivent être aussi clairs que pour n’importe quel investisseur.
Le gouvernement pourrait publier un portail commun recensant produits autorisés, documents, frais et plaintes. La mobilisation de la diaspora ne sera durable que si chaque promesse peut être suivie jusqu’à son résultat.