'Plus des projets irréalistes qui ne sont pas productif'
Dans une prise de position relayée sur les réseaux sociaux, Me Emmanuel Pensy, avocat et militant du RDPC, dresse un tableau très critique de la situation économique et sociale du Cameroun. Il dénonce notamment les difficultés d’accès à l’eau, à l’électricité, à l’énergie et aux infrastructures routières, ainsi que la précarité des services publics.
C’est ce qui ressort des cris d’orfraies poussés par Me Emmanuel Pensy sur les réseaux sociaux. Dans sa prise de parole au ton sans concession, cet avocat et militant du parti au pouvoir le Rdpc dresse un bilan sombre et alarmant de la gestion publique de son parti. Il déplore la faillite économique et détresse sociale qui sévit au Cameroun. Pour lui, on fait face à un naufrage d’Etat.
Entre faillite budgétaire, mauvaise gouvernance et effondrement des infrastructures de base, son constat pointe du doigt le décalage abyssal entre les promesses des dirigeants et le quotidien éprouvant des citoyens.
« Pas d'eau, pas d'électricité ni d'énergie, pas de route car toutes en piteux état et impraticables, et pas d'argent car l'état est en quasi-faillite. » — Emmanuel Pensy.
Alors que les populations les plus vulnérables luttent pour subvenir à leurs besoins vitaux et se faire soigner dans des structures hospitalières dépourvues de tout, les autorités continuent d'évoquer des projets d'envergure déconnectés du réel : énergie nucléaire, tramways électriques, métros ou encore programmes spatiaux. Une stratégie qualifiée de ruineuse et d'irréaliste, accusée de camoufler le détournement massif des ressources publiques.
Poussant son analyse économique plus loin dans ses échanges, Emmanuel Pensy dénonce des chiffres vertigineux :
- Plus de 12 000 milliards détournés en l'espace de cinq ans au profit d'investissements non productifs.
- Une dette publique ayant explosé la barre des 16 000 milliards, entretenue par une véritable cavalerie financière.
- Des emprunts contractés à des taux usuraires uniquement pour rembourser des échéances antérieures, face à l'impossibilité d'accéder à des emprunts obligataires à taux réduits.
« La situation réelle est pire. Plus de 12000 milliard détournés en 5 ans. Plus des projets irréalistes qui ne sont pas productif. La dette publique a explosé plus de 16 milles milliards et on fait de la cavalerie financière. Ils ont emprunté a des taux très élevés pour un peu rembourser les emprunts. Impossible d'avoir des emprunts obligataires à taux réduits. Vers un ajustement structurel du Fmi avec les conséquences désastreuses d'un état dont les caisses sont vides et dilapidés par des criminels en cols blanc », fulmine-t-Il.
Cette fuite en avant financière place le pays aux portes d'un plan d'ajustement structurel imposé par le FMI. Les conséquences s'annoncent désastreuses pour un État aux caisses vidées et dilapidées par ce qu'il qualifie de « criminels en cols blancs ».
Face à ce diagnostic, les réactions au sein de l'opinion balancent entre stupéfaction et appel à la prise de conscience. Certains réclament une mobilisation pacifique pour éviter le pire, mais l'avertissement d'Emmanuel Pensy reste catégorique : la situation réelle est encore pire que ce qu'il y paraît.
À force d'ignorer la misère grandissante et les besoins fondamentaux de la population, les dirigeants prennent le risque d'un embrasement social inévitable.
« Quand le peuple se révoltera pour ne pas mourir, il sera trop tard », conclut-il.
Paul Chouta
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