La Commission de la CEMAC a signé le 29 septembre à Brazzaville deux protocoles révisés avec l’APPO et l’Association des experts de l’énergie d’Afrique centrale afin de poursuivre les études du Central Africa Pipeline System.
Le réseau envisagé associe oléoducs, gazoducs, stations de pompage, terminaux de gaz naturel liquéfié, raffineries, stockage et centrales électriques. Son coût est estimé à 14 milliards de dollars.
Pour le Cameroun, l’intérêt potentiel tient à sa position, à ses infrastructures portuaires et à ses besoins énergétiques. Mais les tracés, volumes, engagements financiers et impacts environnementaux restent à documenter.
Un projet régional réduit théoriquement les ruptures d’approvisionnement et peut soutenir l’industrie. Il crée aussi des dépendances : sécurité des installations, tarification, gouvernance des flux et répartition des revenus.
Les trois prochaines années d’accords doivent produire des études publiques et comparables. Avant de parler de construction, la CEMAC devra démontrer la demande, la viabilité commerciale et la compatibilité avec la transition énergétique.