Invité de l'émission 7Hebdo sur STV, Auréole Tchoumi a rendu un hommage appuyé à Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel décédé ce dimanche 4 octobre 2026 à Paris. Il salue « 57 ans de magistrature », un parcours exceptionnel et un « parfait serviteur de l'État », tout en soulignant le rôle central qu'il a joué dans la validation des scrutins de 2018 et 2025.
C'est un hommage qui tranche avec les critiques formulées par ailleurs. Invité de l'émission 7Hebdo sur STV, Auréole Tchoumi a tenu à saluer la mémoire de Clément Atangana, décédé ce dimanche 4 octobre 2026 à l'âge de 85 ans.
« Clément Atangana, qui s'en va aujourd'hui, c'est le prototype même du parfait serviteur de l'État », a déclaré Auréole Tchoumi. « C'est 57 ans de magistrature. C'est quelqu'un qui a fait le tour du Cameroun, a été juge par-ci, président du tribunal par-là, procureur général par-ici. Il connaît très bien le Cameroun, il connaît très bien le processus électoral. »
Pour l'invité de 7Hebdo, c'est précisément cette expérience qui a conduit Paul Biya à le nommer à la tête du Conseil constitutionnel en 2018. « Vous comprenez pourquoi, en 2018, le président de la République, Son Excellence le Patriarche Paul Biya, avait besoin de compter sur un nombre d'expériences pour garantir aux Camerounais, à l'ensemble des parties prenantes du processus électoral, une transparence, celle qu'on a vue en 2018 et celle qu'on a vue en 2025. »
Auréole Tchoumi n'a pas tari d'éloges sur le défunt. « Nous parlons de quelqu'un, c'est une perle rare pour la magistrature de notre pays », a-t-il affirmé. « C'est une grosse perte pour notre pays, c'est une grosse perte parce que c'est une bibliothèque qui s'en va. C'est une bibliothèque qui s'en va, c'est quelqu'un de très chevronné, de très capé, c'est quelqu'un d'outillé et qui a, avec brio, tenu bon au niveau du Conseil constitutionnel. »
Cet hommage contraste avec les réactions d'autres personnalités, notamment celle d'Alice Nkom, qui a reconnu les décisions « cruelles » de Clément Atangana tout en saluant l'homme qu'elle a connu. Il illustre la complexité du personnage : un magistrat respecté pour son parcours et son érudition, mais dont les décisions à la tête du Conseil constitutionnel ont profondément divisé le pays.
Pour Auréole Tchoumi, l'héritage de Clément Atangana réside dans son professionnalisme et sa connaissance approfondie des rouages de l'État. Une chose est certaine : avec sa disparition, c'est une page de l'histoire institutionnelle du Cameroun qui se tourne.