Une possibilité à prendre au sérieux dans la succession de Paul Biya
Les regards sont braqués sur le palais présidentiel d’Etoudi depuis que les rumeurs de décès ou de retraite politique de Paul Biya sont devenues plus insistances, encore plus ce dernier semestre. La question de son remplaçant se pose également avec acuité. Selon des sources bien renseignées, ce pourrait être Emmanuel Franck Biya, le fils du dirigeant.
Franck Biya a annulé une visite à Washington aux États-Unis, ce qui est considéré comme un indice. Comme le décrit Boris Bertolt, alors qu’il était attendu aux USA en août pour des échanges avec des responsables du département d’État, Biya fils a renoncé au déplacement pour rester auprès de son père en Suisse.
D’après le lanceur d’alerte, c’est une décision qui intervient sur fond de rivalités autour du poste de vice-président. Les informations d’Africa Intelligence indiquent que Franck devait rencontrer des responsables du département d’État américain.
Seulement, il a préféré demeurer auprès du chef de l’État en Suisse, où celui-ci a subi une opération du genou, avant de l’accompagner lors de son retour au Cameroun, le 20 août dernier. Son père est donc rentré chez lui, après plus de dix semaines d’absence.
L’annulation du déplacement américain, fait savoir Bertolt, « prend une dimension politique particulière dans ce contexte. À Yaoundé, la désignation d’un vice-président constitue désormais un enjeu majeur pour les différents courants du cercle présidentiel ».
En effet, ce poste a été créé il n’y a pas longtemps afin que celui qui l’occupe puisse remplacer valablement Paul Biya une fois qu’il ne sera plus président sans qu’aucune loi ni institution ne se ligue contre. Réintroduit par une réforme constitutionnelle adoptée au parlement le 4 avril 2026, le poste ouvre une nouvelle étape dans l’organisation de la succession.
Le média cité indique qu’une nomination de Franck Biya figure parmi les options discutées et bénéficierait du soutien de plusieurs personnalités de l’entourage de son père. Elles le voient comme un successeur naturel, le sang de Biya, une personne déjà présente dans le cercle présidentiel qui peut continuer par faire durer le règne qui a commencé depuis 1982.