Un drame s'est produit hier à Ngomo, sur la route de Bafia, à une cinquantaine de kilomètres d'Obala. Le cortège officiel du ministre Paul Atanga Nji, en route vers Bamenda, aurait percuté un véhicule stationné sur le bas-côté, causant la mort d'un chauffeur et d'un enfant. Selon des témoignages concordants, le cortège ne se serait pas arrêté après l'accident. Une version qui suscite une vive émotion et de nombreuses interrogations.
C'est un drame qui endeuille la localité de Ngomo et soulève une vague d'indignation. Selon les informations recueillies, un accident impliquant le cortège du ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, s'est produit hier sur la route de Bafia, à environ 50 kilomètres d'Obala.
Le drame aurait eu lieu alors que le ministre se rendait à Bamenda. Une Prado noire de son cortège aurait percuté un véhicule stationné sur le bas-côté, un chauffeur de profession qui déchargeait son chargement. Le choc a été d'une violence extrême. Le chauffeur et un enfant présent sur les lieux ont été tués sur le coup.
Selon les témoignages recueillis sur place, le cortège ne se serait pas arrêté après l'accident. « Pas une seconde de répit pour l'empathie, pas un coup de frein pour l'humanité. La caravane du pouvoir a poursuivi sa route, laissant derrière elle deux corps immobiles dans la poussière et le silence sidéré des témoins », rapporte une source locale.
L'indignation est d'autant plus vive que des autorités traditionnelles de la localité auraient procédé à des rites sur les lieux du drame. Selon elles, cet accident ne serait pas fortuit. « Il s'agirait d'un sacrifice du ministre pour se maintenir en fonction et avoir une promotion », affirment-elles, une thèse qui, si elle reste à vérifier, alimente les spéculations les plus sombres.
Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale depuis 2018, est une figure particulièrement controversée du régime. Il est régulièrement accusé de dérives autoritaires, notamment dans la gestion des partis politiques et des manifestations de l'opposition. Son nom est cité dans plusieurs affaires sensibles, dont la suspension du REDHAC en 2024 et les tensions autour de la convention du MRC en 2025.