Un convoi officiel à l'origine de drame
La sécurité routière dans les grandes villes est fragile, avec un éternel débat, celui du partage de la chaussée et la vitesse des conducteurs. Un drame s'est produit au cours de ces dernières heures, impliquant la voiture d'un membre du gouvernement.
Ce n'est pas un secret, la vitesse des convois officiels est souvent décriée par la population, surtout dans les centres urbains comme Yaoundé ou sur les grands axes de la région du Centre. Elle est souvent à l'origine de beaucoup de décès.
Le convoi de véhicules d'un ministre a été victime ce matin d'un accident, avec au moins deux personnes décédées sur place dans la capitale. L'accident a eu lieu au quartier Nkolbisson.
Ce drame s'ajoute à un autre qui est toujours dans les mémoires parce que s'était passé il y a seulement quelques jours lorsque le convoi du ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a tué deux personnes à Ngomo, un village situé dans la commune de Bafia, au sein du département du Mbam-et-Inoubou dans la région du Centre.
C'est un enchaînement de tragédie ces derniers mois, avec le ministre de l'Administration territoriale qui s'est déjà lui-même illustré par plusieurs descentes sur le terrain afin d'apporter l'appui de l'État aux victimes de graves accidents de la circulation, à l'instar du drame survenu à Nomalé (Ndikinimeki). À cette occasion, le gouvernement avait réitéré l'urgence d'intensifier les contrôles routiers et de sanctionner sévèrement les comportements à risque.
« On se demande si ces sanctions ne peuvent pas s'appliquer aux ministres ou autorités qui roulent à vive allure sur les routes et tuent nos enfants », dénonce un parent qui a perdu son fils dans ces genres d'accident provoqués par les convois de véhicules d'officiels. Cet énième accident rend l'inquiétude populaire encore plus vive.
Une source contactée au ministère des Transports ne s'est contentée que de dire que le département attache du prix à l'importance du respect strict du code de la route sans pour autant commenter le drame provoqué par le véhicule du ministre. Le ministre lui-même irait bien. Certains témoins estiment l'avoir vu sur les lieux de l'accident dans une autre voiture autre que celle qui a cogné les victimes.