Violences faites aux femmes : L’État et la société civile cherchent un langage commun

Marie Thérèse ABENA ONDOA OKKK Les organisations communautaires occupent une place essentielle

Thu, 8 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Les associations sont souvent les premières à recevoir la parole des victimes. Un partenariat utile doit financer cet accueil et clarifier l’orientation vers la justice et les soins.

Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a présidé le 7 octobre une signature destinée à renforcer son partenariat avec la société civile. L’objectif annoncé est d’améliorer la coordination des interventions en faveur des femmes, des familles et des personnes exposées aux violences.

Les organisations communautaires occupent une place essentielle : elles identifient les cas, hébergent parfois les victimes et connaissent les obstacles locaux. L’État possède de son côté l’autorité, les services sociaux et la capacité de coordonner la police, la santé et la justice.

Le partenariat devra éviter deux écueils : transférer aux associations des responsabilités publiques sans financement, ou les réduire à un rôle d’exécution. Il doit préciser les obligations, les mécanismes de référence, la confidentialité et les indicateurs partagés.

La coopération gagnerait à publier un annuaire des services, des délais de prise en charge et des rapports agrégés.

Pour une victime, la coordination n’est pas un concept : c’est la différence entre raconter son histoire plusieurs fois et recevoir une réponse continue.

Source: www.camerounweb.com