Les deux pays disposent d’un cadre politique. Le prochain enjeu est d’identifier les projets, les entreprises et les échéances capables de le rendre concret.
Le ministre camerounais des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a échangé avec la partie sud-africaine sur la Commission mixte de coopération. La relance de ce mécanisme intervient alors que les économies africaines cherchent à développer les échanges continentaux et les investissements croisés.
L’Afrique du Sud peut apporter une expérience industrielle, financière et logistique ; le Cameroun offre un accès stratégique au marché d’Afrique centrale. Les secteurs potentiels vont de l’agro-industrie à l’énergie, en passant par les télécommunications, la formation et les services.
Une commission mixte n’a toutefois de valeur que si elle suit des dossiers nommés. Les entreprises ont besoin de règles de visa, de fiscalité, de règlement des différends et de change suffisamment claires pour transformer une intention diplomatique en décision d’investissement.
Le communiqué final devrait donc préciser la date de la prochaine session, les groupes techniques et les objectifs commerciaux. Sans ces détails, la coopération risque de rester une formule générale répétée d’une réunion à l’autre.