Les filles et les jeunes subissent de manière disproportionnée cyberharcèlement
Deux personnes peuvent utiliser la même plateforme sans courir le même danger. Le genre, l’âge, la notoriété et l’isolement changent le coût de la prise de parole.
La Déclaration de Douala souligne que les femmes, les filles et les jeunes subissent de manière disproportionnée cyberharcèlement, chantage, humiliation et atteintes à la vie privée. L’enjeu ne se limite pas à la sécurité individuelle : la violence pousse certaines voix hors des espaces publics et appauvrit le débat collectif.
Une politique utile doit mesurer plus que les signalements. Combien de victimes reçoivent une réponse ? Sous quel délai ? Combien quittent une plateforme, abandonnent un projet ou cessent de participer à une discussion ? Ces indicateurs révèlent le coût humain que les statistiques de connexion masquent.
Les dispositifs doivent offrir un point d’entrée simple, préserver les preuves et protéger la confidentialité. L’éducation des auteurs potentiels est tout aussi importante que les conseils donnés aux victimes. Demander aux femmes de se rendre invisibles n’est pas une stratégie de sécurité ; c’est céder l’espace aux agresseurs.