Le 15e rapport de la Commission nationale anticorruption juxtapose deux évolutions fortes.
Les dénonciations reçues passent de 10 520 en 2024 à 8 036 en 2025, soit 2 484 de moins. Dans le même temps, le nombre d’agents publics sanctionnés grimpe de 116 à 537.
La CONAC attribue en partie le recul des dénonciations à la multiplication de lignes vertes dans les administrations.
Cette explication doit être testée en agrégeant toutes les voies de signalement. Sinon, le pays risque de confondre dispersion des données et amélioration réelle.
Le rapport mentionne 22 interventions rapides, deux cliniques anticorruption, 11 enquêtes approfondies et 17 dénonciations jugées fondées avec transmission à la justice.
L’indicateur décisif sera la suite : décisions, montants récupérés, délais et prévention des mêmes schémas. Sanctionner davantage est un signal ; empêcher la répétition est un résultat.