Le président du Conseil constitutionnel
Clément Atangana est mort en France après une évacuation sanitaire. Le désormais ancien président du Conseil constitutionnel a été remplacé. Le nouvel homme fort vient tout droit du secrétariat général de la présidence de la République.
Clément Atangana a intégré la magistrature le 20 décembre 1968. Depuis, il a gravi les échelons jusqu’à prendre la tête de l’une des institutions les plus importantes dans la vie sociale et politique du pays.
Sa mort rendant la présidence du Conseil constitutionnel vide, son remplacement était devenu très souhaité.
La nomination, après plusieurs semaines, est enfin intervenue. Au poste de président du Conseil constitutionnel se trouve dorénavant Nama Remy, tout récemment conseiller technique au secrétariat général de la présidence de la République.
Nama est un pur produit de l'appareil d'État. Magistrat, il a longtemps exercé à la présidence de la République, occupant les fonctions de chargé de mission et de conseiller chargé des affaires juridiques au sein du secrétariat susmentionné.
En devenant le deuxième président de l'histoire du Conseil constitutionnel camerounais, il est désormais à la tête de la plus haute juridiction du pays chargée de réguler le fonctionnement des institutions et de veiller à la constitutionnalité des lois, ainsi qu'à la transparence des scrutins électoraux majeurs.
Nama Remy a représenté la présidence de la République au sein de plusieurs conseils d'administration d'entreprises publiques stratégiques, notamment le Parc national de matériel de génie civil (Matgenie)
Pour le lanceur d’alerte N’zui Manto, « Ferdinand Ngoh Ngoh affûte ses armes pour le combat final », entendons par-là les derniers réglages avant de prendre lui-même la tête de la présidence.
Paul Biya est au soir de sa carrière. Parmi ses potentiels successeurs se trouvent Emmanuel Franck Biya, Ngoh Ngoh, Chantal Biya, Samuel Mvondo Ayolo, etc. Pour l’instant, ce n’est qu’une nomination. L’avenir nous dira s’il s’agit d’un avant-goût de la prise de pouvoir de Ferdinand Ngoh Ngoh.