Nommé ce vendredi 16 octobre 2026 par décret présidentiel, Rémy Nama succède à Clément Atangana à la tête du Conseil constitutionnel. À chaud, le nouveau président de l'institution a tenu à exprimer sa gratitude envers le chef de l'État, tout en promettant de servir avec rigueur et impartialité.
Au lendemain de sa nomination à la présidence du Conseil constitutionnel, Rémy Nama est sorti de sa réserve pour remercier le président de la République. Dans une déclaration à chaud, le haut magistrat a exprimé sa profonde gratitude pour la confiance placée en lui.
« Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au président de la République, Son Excellence Paul Biya, pour cette marque de confiance », a déclaré Rémy Nama. « Je mesure l'ampleur de la responsabilité qui m'incombe et je m'engage à servir cette institution avec rigueur, loyauté et impartialité. »
Le nouveau président du Conseil constitutionnel a également tenu à rendre hommage à son prédécesseur, Clément Atangana, décédé le 4 octobre dernier à Paris. « Je salue la mémoire du président Clément Atangana, qui a posé les fondations de cette institution. Je m'inscris dans la continuité de son œuvre, tout en apportant ma propre expérience et ma propre vision. »
Un magistrat de carrière
Rémy Nama est un magistrat de carrière. Il occupait jusqu'ici les fonctions de chargé de mission au Secrétariat général de la présidence de la République. Il avait également représenté la présidence au sein de conseils d'administration d'organismes publics, notamment celui du Parc national de matériel de génie civil (MATGENIE).
Originaire du département de la Mefou-et-Akono, dans la région du Centre, il accède à l'une des plus hautes fonctions de l'État. Sa nomination, qui intervient quelques jours seulement après le décès de Clément Atangana, marque la volonté du chef de l'État d'assurer la continuité institutionnelle et de garantir la stabilité du pays.
Cette nomination intervient dans un contexte de vives tensions institutionnelles. Le poste de Vice-Président de la République, créé par la révision constitutionnelle d'avril 2026, reste vacant. Et le remaniement gouvernemental, annoncé à plusieurs reprises, n'a jamais eu lieu.
Dans ce contexte, le rôle du Conseil constitutionnel apparaît plus crucial que jamais. C'est à lui qu'il appartiendra de garantir la régularité des prochaines élections législatives et municipales, de proclamer les résultats et de veiller au respect de la Constitution.