Selon des informations exclusives, une liste de noms transmise par le secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, aurait été rejetée par le Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele. Le DGSN aurait déchiré le document, refusant d'intégrer dans la police des candidats n'ayant pas réussi le concours en cours.
C'est une scène qui, si elle est confirmée, marquerait un bras de fer inédit entre deux des hommes les plus puissants de l'appareil d'État. Selon des informations exclusives, une liste de noms aurait été transmise au cabinet du Délégué général à la Sûreté nationale par les services du secrétaire général de la Présidence de la République.
Des noms de candidats non admis
Selon nos sources, cette liste concernait des personnes n'ayant pas réussi le concours de recrutement actuellement en cours d'instruction au sein de la police. Elle visait à les faire incorporer dans la vague en cours, en contournant les résultats officiels. Une pratique qui, si elle était avérée, constituerait une violation flagrante des règles du concours et une atteinte à l'équité du recrutement.
Face à cette demande, Martin Mbarga Nguele aurait opposé un refus catégorique. Selon nos sources, il aurait déclaré qu'il ne donnerait pas et ne donnerait plus suite à ces « conneries ». Il aurait ensuite déchiré le document en question.
Un geste fort, qui contraste avec l'image d'un DGSN régulièrement accusé de dérives et de corruption. Pour une fois, le patron de la police se serait posé en garant de la légalité et de l'intégrité du processus de recrutement.
Cette affaire intervient dans un contexte de vives tensions au sommet de l'État. Les relations entre Ferdinand Ngoh Ngoh et Martin Mbarga Nguele sont réputées exécrables depuis plusieurs années. Le nom du DGSN est cité dans plusieurs dossiers sensibles, notamment celui du trafic de carburant qui a conduit à l'interpellation d'une cinquantaine de policiers.
Le SGPR, de son côté, est accusé par plusieurs témoins et lanceurs d'alerte d'ingérence dans les affaires judiciaires et sécuritaires. Son nom est cité dans l'affaire Martinez Zogo, dans le dossier du trafic d'or et dans les rivalités entre clans au sommet de l'État.