Le suspense s’était évaporé trois jours avant le vote, rapporte Jeune Afrique. Le 14 octobre, la liste conduite par le secrétaire général adjoint Pierre Emmanuel Binyam a jeté l’éponge, dénonçant dans un communiqué plusieurs griefs, parmi lesquels l’usage d’un « corps électoral non actualisé ».
Le magazine précise qu’il s’agit du dernier épisode d’une campagne au cours de laquelle Binyam a fait face à « une violente adversité ». Selon Jeune Afrique, il a malgré tout félicité sa rivale et invité le parti à préserver sa « fraternité militante ».
Jeune Afrique relève que la nouvelle présidente doit désormais remobiliser un parti miné par les dissensions internes. Selon le magazine, l’ancien militant Willy Mengue a multiplié, tout au long du processus, les démarches auprès de l’administration pour faire interdire l’élection. Quant au cadre exclu Okala Ebode, actuellement en procès contre le parti, il jugeait la convention « vidée de sa substance démocratique », rapporte Jeune Afrique.
Le magazine rend compte aussi des premières prises de position de Tiriane Noah. Elle a appelé les forces du changement à œuvrer pour des élections libres et transparentes, évoqué les finances publiques exsangues, la crise anglophone et la création d’un poste de vice-président. Jeune Afrique cite sa déclaration appelant ceux qui ont un projet politique à le présenter plutôt que de « se cacher derrière des manœuvres anticonstitutionnelles ».
Jeune Afrique pose enfin une question qui reste en suspens : réussira-t-elle à recréer un climat de confiance avec l’administration territoriale dirigée par le ministre Paul Atanga Nji ? Selon le magazine, la gestion de ces deux fronts pourrait peser sur le succès du parti aux prochaines élections locales, dont la date n’a pas encore été annoncée.