Affaire Zogo : un message vocal évoque la disparition d’un document sur un versement de 15 milliards de F CFA, selon Jeune Afrique

Argent Douanes Image illustrative

Thu, 22 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Un agent des renseignements accuse, dans un enregistrement audio dont Jeune Afrique a eu connaissance, deux protagonistes du dossier d’avoir fait disparaître une dénonciation déposée à la gendarmerie. Ces accusations n’ont pas été vérifiées.

Une nouvelle pièce sonore s’invite dans l’affaire Martinez Zogo. Selon Jeune Afrique, un message vocal adressé à Martin Savom, poursuivi dans le dossier, par Alain Ekassi, présenté comme un agent des renseignements, a retenu l’attention du palais présidentiel. L’enregistrement a circulé dans le cadre de l’enquête. Jeune Afrique ne dit pas en avoir établi l’authenticité, et nous ne sommes pas en mesure de le faire.

Le magazine indique que le cœur du message est la disparition d’un document qu’Alain Ekassi affirme avoir déposé à la légion de gendarmerie du Centre. Selon Jeune Afrique, cette dénonciation portait sur un versement de 15 milliards de F CFA. Le texte du magazine ne précise ni l’origine ni la destination de cette somme, ni qui en serait bénéficiaire.

Deux personnes mises en cause

D’après Jeune Afrique, l’agent des renseignements accuse Martin Savom et le colonel Jean-Pierre Otoulou, qui a conduit l’enquête sur l’assassinat de Martinez Zogo, d’avoir fait disparaître ce document. Il s’agit des déclarations d’une seule personne, dans un message vocal, et non de constatations établies par la justice. Le magazine ne rapporte aucune réaction des deux hommes à ces accusations.

La juge d’instruction aurait relancé

Toujours selon l’agent, la juge d’instruction chargée du dossier aurait demandé à plusieurs reprises où se trouvait le document. Jeune Afrique ne dit pas avoir confirmé ce point auprès de la magistrate, ni qu’une procédure ait été ouverte à ce sujet.

Un message envoyé après un autre enregistrement

Le magazine précise que ce message a été adressé à Martin Savom après l’écoute d’un premier enregistrement, d’un peu plus de onze minutes, dans lequel on entendrait le lieutenant-colonel Ayissi Nanga, témoin dans l’affaire, s’entretenir avec lui. Dans son message, Alain Ekassi reprocherait à Martin Savom de l’avoir sollicité à plusieurs reprises. Se présentant comme un proche de Martinez Zogo, il se dirait étranger aux « histoires » dans lesquelles on aurait voulu l’impliquer.

Jeune Afrique rapporte que ces deux enregistrements ont conduit le chef de l’État, Paul Biya, à demander des explications au ministre délégué à la Défense, Joseph Beti Assomo, entendu en début de semaine à la présidence. Un long procès est en cours devant le tribunal militaire de Yaoundé. Le journaliste Martinez Zogo avait été enlevé puis assassiné en janvier 2023.

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