VIDEO : après le chaos, l'indiscipline et la responsabilité parentale au cœur du débat

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Thu, 22 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Le chaos survenu au Lycée technique bilingue de Nsam, à Yaoundé, continue de susciter de vives réactions. Après la mort tragique de deux élèves dans un accident, une fausse information a poussé des camarades à saccager l'établissement. Au-delà de l'émotion, le débat s'est déplacé sur la question de l'indiscipline scolaire et de la responsabilité des parents.

C'est une tragédie qui a dégénéré en scène de chaos. Au Lycée technique bilingue de Nsam, à Yaoundé, deux élèves ont été mortellement percutés dans un accident de la circulation. Le conducteur du véhicule est décédé sur place, et un passager a succombé peu après. Mais c'est une fausse information qui a mis le feu aux poudres.

Une rumeur à l'origine du saccage

Selon les informations recueillies, une rumeur s'est propagée, faisant croire que l'un des élèves décédés était un camarade récemment renvoyé de l'établissement pour une coiffure non conforme. Croyant à une sanction ou à une responsabilité de l'administration dans le drame, des élèves en colère ont saccagé une partie des infrastructures : restaurant, bureaux administratifs, salles informatiques, tableaux numériques et véhicules.

L'intervention rapide des forces de maintien de l'ordre, du sous-préfet de Yaoundé III et des autorités du MINESEC, sur instruction de la ministre Nalova Lyonga, a permis de rétablir l'ordre. Mais le mal était fait.

Des réactions contrastées

Sur les réseaux sociaux, les réactions ont fusé. Le père Ludovic Lado s'est interrogé : « On va où avec l'indiscipline ? Un proviseur n'a plus le droit de renvoyer un enfant mal habillé ou mal coiffé ? C'est le proviseur qui a causé l'accident ? Un parent RESPONSABLE s'assure que l'enfant est bien habillé, bien coiffé… bref est en règle avant de sortir de la maison. Mais on a une génération de parents voyous. »

D'autres, comme Alice Sadio, ont pointé du doigt la politique capillaire des établissements : « Enfin, la phobie compulsive des cheveux crépus a causé la mort tragique de deux enfants. Condoléances aux parents affligés. »

La responsabilité parentale en question

Germain Socrate Tanleu a estimé que « le saccage des infrastructures du lycée de Nsam est la conséquence de la montée de la violence en milieu scolaire. Demander à un élève de rentrer se coiffer participe du respect du règlement intérieur. La communauté éducative doit se ressaisir. Reprendre l'éducation de ses enfants en mains. »

Un infirmier, Mouniaka, s'est montré encore plus direct : « Ce qui s'est passé hier au lycée technique de Nsam, pour moi, ce sont les parents qui sont les responsables. Comment peux-tu laisser ton enfant aller à l'école avec des cheveux mal entretenus, pas rasés, alors que tu sais qu'il est en âge de comprendre qu'un enfant doit avoir une tête propre et présentable ? »

Il a ajouté : « Vous avez pris votre responsabilité de parents, vous l'avez déposée sur les épaules des enseignants. Pourtant, la base de l'éducation se fait à la maison. L'école est là pour transmettre des connaissances, faire respecter des règles et donner des instructions. »

Au-delà du drame, cette affaire pose une question fondamentale : comment concilier le respect du règlement intérieur, l'autorité des enseignants et la responsabilité des parents ? Dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient les tensions et où les élèves contestent de plus en plus l'autorité scolaire, la communauté éducative est appelée à repenser ses pratiques.

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