Le port de Douala a reçu le 22 octobre une délégation conduite par une conseillère de la commission des relations étrangères du Sénat américain. La visite révèle l’importance du port dans les discussions économiques et sécuritaires autour du golfe de Guinée.
La délégation, conduite par Sophia Lalani, a parcouru des installations de manutention et examiné les protocoles de sûreté conformes au code ISPS, selon les comptes rendus disponibles. Le Port autonome de Douala a présenté les besoins et opportunités liés à la modernisation des terminaux, à la fluidité des opérations et à la sécurisation des échanges. Aucune annonce d’investissement ferme n’a été rendue publique à ce stade.
Douala reste la principale porte maritime du Cameroun et sert aussi des économies enclavées d’Afrique centrale. Sa performance dépend de la profondeur des chenaux, des temps de passage, de la connexion ferroviaire et routière et de la coordination des administrations. Les investisseurs ne regardent donc pas seulement les quais : ils évaluent toute la chaîne, depuis l’arrivée du navire jusqu’à la livraison de la marchandise à l’intérieur du pays.
La dimension américaine est significative dans un environnement où plusieurs partenaires étrangers cherchent des positions dans les infrastructures africaines. Pour Yaoundé, l’intérêt est de diversifier les sources de financement tout en conservant une stratégie cohérente. Les prochains indices seront concrets : études annoncées, missions techniques, instruments financiers ou partenariats signés. Une visite politique crée une ouverture ; elle ne devient économique que lorsque le projet, le risque et la rémunération sont clairement répartis.